Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 16:04
Que ce soit dans les nuances de noir d'un recit d'horreur, dans les delires graphiques a la tex avery de mes histoires sur wow, ou dans les formes et especes aussi originales que dementes que permettent la science fiction.....

JE RECHERCHE UN DESSINATEUR !

J'ai pléthore d'idées, d'histoires deja ecrites ou non; donc si mon imagination vous satisfait et intrigue des doigts talentueux, faites moi signe  : )
Par Le Neurone mort-vivant
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 15:55
Wow encore, tiré d'une histoire vraie et vecue !



UN...

Mirlipinpin ? Tu est la ? La voix elfique retentie dans l'ether des ames separées de leur corps
Sélormoune ? Wi , mé dé fdp de hor2 ma tué !!!
Attend je vais te ressuciter

Mirlipinpin avala sa salive et se prepara au pire. L'ork et le mort vivant qui s'etaient occupés de lui avaient eu l'air expert en la matiere ; recuperer son propre corps etait parfois tres douloureux mentallement quand on constatait tout ce qu'on avait pu lui faire subir. Quelle etait cette petite boite noire qu'ils tenaient au fait ? Leur language bestial ne lui avait pas permit de comprendre toutes leurs intentions,mais cette petite boite familiere semblait etre etroitement liée a son meurtre. Un halo de lumiere se dessina autour de son esprit, l'enveloppant progressivement et le reconfortant par sa douce chaleur. Mirlipinpin ferma les yeux le temps que son esprit se retrouvé lié a son corps de gnome. Il avait deja vu une boite de la sorte il y a peu...Mais quand etait ce ? Son systeme nerveux reprit contact avec son ame, sa respiration reprenant cours et vie. Quelque chose le demangeait furieusement a l'entrejambe. Mais oui ! Ca lui revenait maintenant, il avait la meme boite, et l'avait utilisé ce matin meme pour cirer ses chaus...
Mirlipinpin abaissa son regard.Il hurla.
Oh non ! Comment ils ont pu faire ca a quelque chose de si petit! compatissa Sélormoune


DEUX...

Grok ramassa les couverts eparpillés un peu partout. De gestes habituels, il remit plus ou moins leur petit coin a eux en etat, jettant les ustensiles brisés et rallumant un feu. Moumoune ? Sa voix couina d'anxiete. Deja qu'elle avait de plus en plus de mal a accepter leur travail depuis l'extension, s'etre fait massacrer en plein repas d'anniversaire etait la goutte parfaite pour faire deborder le vase. Approchant doucement, il voulu l'enlacer tendrement pour la reconforter mais elle se degagea aussitot avec la fougue d'une digestion nerveuse. Moumoune...moumoune...moumoune..Moumoune elle en a marre ! Ma mere avait raison ! Je t'ai epousé, je t'ai suivi et voila ou ca nous a menes ! Ah ! Il est beau ton seigneur de guerre ! Juste bon a nous laisser tuer par les premiers aventuriers qui passent, comme tout les autres!
Moumoune chut ! les autres vont repop aussi, tu sais qu'on rigole pas question loyauté...
Je m'en FOUS ! J'en ai marre d'etre qu'un bout de px condamné a se faire regulierement tué et volé les 3 etoffes et 40 pieces d'argent que j'arrive a mettre de cote ! Tu sais ce que ca fait d'etre eclatée vingt fois par jour pendant que t'est transformé en mouton, assommé ou meme gelé !Mourka passa nerveusement ses mains sur son visage. Des fois..des fois.. je me dis que j'aurais mieux fait de rester a Brassenoire tiens ! La bas au moins plus personne y va !
Rooh moumoune dit pas ca, la derniere fois qu'on y est allés voir ta mere, on c'est tapés 5 groupes rushés d'affilé....
Grok passa la main sur l'epaule de son epouse, l'amenant calmement sur leur bout de tapis. Ecoute, repose toi tranquillement, moi je refais ton repas d'anniversaire d'accord ? Tu va voir, avec un peu de chance un groupe de noob va rentrer. Ou meme si ca se trouve, les enfoirés qui sont passés n'arriveront pas a tuer notre chef...


TROIS !!!             

Bonk mugit, martela le sol de ses sabots et chargea le chef de ses lieux comme un obus poilu. En l'occurence le dit chef tenait le nom de Kargath Lamepoing, l'un des plus furieux et puissants gangrorcs de cette peninsule. Nom merite et prouvé par les gigantesques lames qui occupaient la place de ces mains, et qu'il maniait avec tout autant d'adresse et de naturel.Jessi calcula le meilleur angle d'attaque dans le dos de Kargath et s'affranchit de son camouflage par une embuscade. Silethia projetta une priere de soin , incantant a la suite une renovation et se preparant a enchainer d'un sort de soin superieur. Brakard lanca son felin a l'attaque, echauffant le canon de son fusil sous les munitions tirées. Cerveauoo agita les os de ses doigts d'ou murmuraient des emanations de givre.Un ork se joignit au combat, repondant a l'appel de son chef; apercevant la soigneuse du groupe, il avanca vers elle avant de bêler et d'avoir une soudaine envie d'herbe fraiche. Les poings d'armes du chef de guerre  s'acharnerent furieusement sur le bouclier de Bonk, frappant et harcelant son armure de coups de plus en plus rapides. Bonk para,bloqua et esquiva de son mieux la masse de muscles qui s'enervait sur lui, ne cessant d'insulter et de provoquer Kargath pour maintenir son attention outre des balles, dagues et eclairs de givre . Jusque la tout allait bien, pensa t'il, il fallait juste que le groupe arrive a encaisser cette sale torna....Bonk se retrouva sur le mur d'en face, ses cotes souffrant du puissant coup de pied qu'il venait de recevoir. Hurlant comme un dement au centre de la piece, Lamepoing laissa exploser sa rage d'etre blessé par de miserables insectes. Son enorme carrue paru alors omnipresente durant un instant, cette masse de muscles tournant tel un derviche dont les lames n'erpargnaient personne. Tous eurent le souffle ,voir des menbres coupés; Silethia redoubla d'energie, incantant des soins massifs pour tenir tout le monde en vie. Lamepoing  revint a la charge sur Bonk sans attendre, lacerant, eccaillant, fracassant les plaques de son armure. Sa santé s'abaissa jusqu'a la finesse d'un fil de yoyo, avant qu'elle ne remonte de la meme maniere au soulagement de tous. C'etait hardu et il avait fallu de peu mais ils tenaient, ne pas lacher prise, continuer ses efforts et c'etait partie gagnée. Un autre ork surgit dans la melée, une visée et la morsure de Ralf l'accueillant avant qu'il ne se rue sur Silethia.Le sortilege de transformation du premier ork s'effaca soudainement au meme instant, Cerveauoo agita ses doigts et langue pour le relancer... Et lamepoing  repris son tourbillon destructeur. Les haches des ork alors hors de controlebriserent les incantations de Silethia et sa hanche, Cerveauoo s'enferma dans son bloc de glace. Faute de soins, Jessi fut la premiere a tomber, son ventre cisaillé en deux. Brakard s'appliqua un bandage, Silethia terorissa les ork de son cri psychique, Bonk usa de ses dernieres forces interieures pour arriver a se tenir debout. Et Cerveauoo eut le meme declic mental qu'il rencontrait a chaque fois que la mort se rapprochait a grands pas. Se barrer. Lamepoing etait encore a la moitié de sa vie, la ou l'un d'entre eux etait tombé et d'ou d'autres ork ne cesseraient de venir. Avant meme qu'il ne s'en rende compte, ses jambes le porterent a la sortie de la piece d'elles memes; la il apercu le principal obstacle a sa fuite. Ses lunettes d'ingenieur lui revelerent des silhouettes menacantes et encagoulées enfouies dans les ombres, une demi douzaine de  dagues empoisonnées attendant le premier lache qu'elles croiseraient. Sa gorge se noua, perdre soit; mais ne pas pouvoir fuir constituait a ses yeux une injustice majeure. Il fallait quelque chose pour detourner leur attention, ne serait ce qu'une seconde, n'importe quoi pouvant lui laisser quelques centimetres d'avance. Le cri d'agonie de Silethia se repandit dans la salle, Brakard surgit derriere lui et sortit de la piece. Quatres voleurs exulterent de plaisir et sauterent sur lui, l'assomant de coups vicieux.

Il est certaines situations ou nombres de personnes ne peuvent agir sans s'etre accordé un temps de reflexion afin de juger le pour et le contre; de voir clair dans la moralité de leurs actions et leurs consequences vis a vis des autres. Cerveauoo non. Fusant hors de la piece d'un sortilege de transfert, il traversa les voleurs occupés et accorda un sourire a Brakard. Tu fais de la superbe chair a canon ! A plus les tapettes d'orcs ! Lui lanca t'il en activant ses jambes de toute la force de sa perfide lachete. Brakard grogna, leva un index, et feinta la mort.Les voleurs s'immobiliserent un instant, puis tournerent leurs visages vers Cerveauoo. Malgré l'absence total de propriete accoustique des lieux, les mots "tapettes d'ork" semblerent prendre echo. Jamais une potion de rapidité ne fut si vite avalée. Un enieme voleur surgit et intercepta le mage-bolide , manquant de l'immobiliser, mais tranchant une large part de sa faible santé . Cerveauoo mordit ce que la decomposition avait laissé de ses levres, puis deballa son sortilege d'invisibilité par pur reflexe.

Tu veux gouter le ragout,voir s'il est pret Moumoune ? Je sais que tu adore le ptit gout que donne les lichens anciens. Son epouse opina et lui sourit, sa nervosité n'etait peux etre pas totallement absoute, mais elle commencait a se remettre peu a peu. Raah que ne donnerait il pas pour retrouver seul a seul l'un des inombrables salopiauds qui avaient marché sur leurs cadavres encore chaud. Surtout les mages...se retrouver a chercher de l'herbe fraiche et chasser les mouches quand sa compagne etait massacrée devant lui etait vraiment horripilant.

Le hanneton voleta jusqu'au sol. Quelque chose d'indicernable troublait ses sens. Des bruits de pas hallucinés parvenaient pret de lui, mais rien ne se laissait voir ou sentir. Il avanca vers leur source, curieux de cet invisible remue menage. Des bouts d'os d'orteils surgirent de nulle part au dessus de lui, suivit de bottes en tissu. Il y eut un "sprotch", puis le "zbouing" habituel que produisait le sortilege de transfert. La silhouette fusa , traversant un couloir apres l'autre dans une course effrenée. Zbouing. Ne pas reflechir. Courir. Zbouing. Determiner le trajet le plus court et droit. Zbouing. Eviter tout les petits bouts de decors a la con capable de l'accrocher. Zbouing. Prendre garde a ne pas se tromper de chemin. Zbouing. Jusque la , la fuite se deroulait parfaiteme...Cerveauoo se ramassa totallement le crane par terre, son squelette s'ecroulant lamentablement o sol. Quelque chose retenait un coin de sa robe. Se relevant, il explosa d'injures sur le bete piquet qui se trouvait la. Il pouvait, soit tirer sur sa robe et en arracher un morceau pour repartir aussitot et pleurer a la prochaine reparation; soit prendre les quelques instants necessaires pour la retirer sans l'abimer. Bah...apres tout il avait mis une belle distance et si ca se trouve, ses poursuivants avaient abandonnés ou l'avaient oubliés grace a son invisibilité.Puis il n'etait pas seulement un lache, mais un lache cupide. Ainsi prit il le temps de demeler le precieux bout de tisse ombre qui s'etait betement accroché au decor. Un chaos sonore frappa ses tympans. le genre de melanges de bruits que l'on doit analyser pour en comprendre tout les elements qui le compose. En l'occurence, deux tonnes de muscles sous une demi tonne d'armure; et une vingtaine de serviteurs. Zbouing.

Elles devaient marcher, il s'etait tant appliqué a les verifier, les nettoyer. Ca devait marcher ! Cerveauoo enclencha la commande. Ses pieds se souleverent de quelques centimetres du sol, et son talon cracha feu et fumée. Oui ! les bottes s'activerent parfaitement, le plongeant dans un pic de vitesse fabuleux. Le tas d'ennemis derriere lui qui s'etaient dangeureusement rapproches durant les dernieres secondes se retrouverent a plusieurs dizaines de metres de lui. Un boss. Il fuyait un boss et toute sa smalla. L'euphorie le gagna et il eclata de rire tandis que l'ingenieurie le propulsait comme un obus. Il alalit le faire ! Il allait reussir a ..Un rivet sauta droit dans son oeil sous la pression de la combustion. Oh merde...



Bientot , encore quelques minutes et il sera parfait...Dis...tu sais que tu cuisine toujours aussi bien mon amour ? Moumoune s'approcha de son epoux, cherchant un baiser du bout de ses levres.Elle s'en voulait un peu de lui avoir parlé de la sorte il ya peu. Que pouvait il vraiment y faire apres tout ? Il n'etait qu'un simple mob, tout comme elle. Au moins savait il la rendre heureuse quand on lui en laissait la possibilité. Un point multicolore et furieux a l'autre extremité du couloir qu'ils gardaient attira son regard. Le "truc" avancait a toute vitesse, emettait masses d'injures incomprehensibles et avait l'air decidé de jouer au ping pong avec les murs. Dans le role de la balle. Ca avanca sans sembler controler ses moments, prenant des angles de direction totallement absurdes. La vitesse leur empecherent de discerner clairement de quoi il s'agissait. Jusqu'a ce que ca s'ecrase sur la marmitte du ragout et en renverse tout le contenu sur eux. Il y eut une courte mais longue seconde de silence. La seconde necessaire pour empecher leurs nerfs d'exploser et enlever le ragout qui recouvraient leurs yeux. Une tete petrifiée autant par le tombeau que par la peur sortit tout doucement de la marmitte. Zbouing.

L'entrée du donjon crepita, laissant entrer Silethia,Jessi , Brakard et Bonk
Il te reste un peu de pain de manne stp ?
-sssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss
Oui , tiens. Putain la trotte qu'on doit se taper pour revenir ici.
-sssssssssssssssooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooorrr
Ca me fait reflechir dis Bonk tout en s'asseyant pour reprendre toutes ses forces.Tu sais la theorie selon laquelle notre univers a ete créer pour en divertir un autre...Si elle est vrai , tu imagine ce que ca veux dire ? Qu'il a ete programmé et decidé que l'on doive se taper tout la carte en longueur pour revenir a chaque fois qu'on creve.
Et encore ! repliqua Brakard, si cette theorie est vrai, tu imagine les pauvres couillons qui se divertise de cette facon ? Obligés de marcher sous forme d'esprit pendant 40 ans a chaque erreur. doit vraiment etre de pauvres naz..ptin c'est quoi ce bruit ?!
-SSSSSOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOORRRRR
Ou est Cerv' au fait ?
-OOOOORRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR
Un dement nuage de poussiere les bousculerent avant qu'ils n'aient le temps de le voir venir, les renversant avant de disparaitre dans l'entrée du donjon.
TEZ !
Qu'est ce que ?! C'etait Cerveauoo ? Leurs tetes chamboulées fixerent la sortie du donjon. Mais qu'est ce qu'il fout ? Seul Silethia garda son regard vers l'instance elle-même. Son visage se blanchit d'une maniere extreme, meme pour un cadavre animé. Elle tapota l'epaule de Bonk.
Oh...


Des poumons parcheminés par la mort se contracterent aux maximum, trop heureux de pouvoir enfin reprendre leur souffle. Cerveauoo laissa son corps au sol, puis realisa ce qu'il venait d'accomplir. La satisfaction le fit se relever d'un bond, lancant son poing en l'air d'une joie pure
Je l'ai fait !! Jai reussi ! J'ai fuit tout un donjon ! J'ai fuis un boss et le repop ! Je suis un putain de sur-mort-vivant !!

Ai mé c lui le fdp qi m'tuai !
Le vilain ! Prenons notre sainte vengeance !

Zbouing.
Par Le Neurone mort-vivant
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 15:48
Ma plus vieille nouvelle; simple apercu d'une caste de sorciers parmis d'autres que j'ai eu plaisir a imaginer , et que j'espere avoir plaisir a meler a d'autres histoires encore, afin de demontrer des aspect moins....coleriques ^^







   Le soleil s’inclinait peu a peu sous le poids de la nuit naissante, son auréole rougeâtre se dessinant en dents de scie a travers le sommet des arbres. Les légers ululements de rapaces nocturnes et le pépiement de proies traquées s’épanouirent à travers les bois. André baissa les yeux vers sa montre et fit un calcul mental de la distance qui leur restait à parcourir à pied. Adossé contre sa voiture, Paul lui proposa une cigarette que cette fois il accepta. A vrai dire André n’était pas un fumeur, les seules fois ou il fumait c’était avant un coup ; comme un rituel pour bannir le stress. Le seul ennemi qu’il n’avait pu fuir avec sa discrétion, sa tenue noire et son agilité. Celui ci c’était fait rare les derniers temps , mais bizarrement il semblait légèrement présent ce soir ; un peu a la facon d’un aphte, probleme benin mais irritant. André alluma la quarantième cigarette de sa vie et fis une dernière vérification de routine du matériel de professionnel qu’abritait le coffre de la voiture. Les lunettes a amplification de lumière étaient impeccablement nettoyés et prépares ; tout comme la multitude de petits outils en metals ou d’appareils électroniques qui a eux tous, ouvraient la plupart des serrures existantes. Paul finit d’enfiler tranquillement le haut de sa tenue noire et observa le visage tendu de son « collègue de travail » et ami d’enfance. Il avait vécu avec lui 10 ans dans le même orphelinat et des montées d’adrénalines incroyables en dévalisant les surveillants endormis puis les fortunés endormis ; il sentait la nervosité d’Andre comme s’il avait etait son frere.

«  D’après Léo, c’est vraiment le coup de l’année cette baraque, il a pas arrete de me parler de toutes les antiquités et objets en or qu’il y a vu ; il a rajouté qu’il y avait plein de bouquins qui devraient t’interesser. »

André tira sur sa cigarette en pensant. Léo était un employé de GDF qui profitait de son boulot pour faire des repérages chez des cibles potentielles ; tout ce qu’il demandait en retour etait un objet particulier ou une partie de la revente. Apres des années de cambriolages, ils avaient réussi à former un groupe parfaitement organisé, Léo ou d’autres signalait les maisons intéressantes a dépouiller. Et ils n’avaient plus qu’ a y faire un petit tour la nuit puis revendre le tout a un réseau d’antiquaires ou de bouquinistes professionnels avec lesquels il s’entendait très bien de part son goût des livres. Une véritable entreprise illégale ou tout marchait sans accros grâce à leur talent de visiteurs aussi indésirables que discrets. C’était peut être ça qui le taquinait ce soir, l’habitude. La facilité avec laquelle ils s’introduisaient chez des riches collectionneurs avant de repartir sans un bruit mais avec des milliers d’euros dans les poches. C’était devenu tellement facile que ça l’effrayait, comme l’impression qu’un malheur va forcement arriver lorsqu’on a fini par oublier ce qu’est un malheur ; que c’est trop beau pour continuer ainsi et que l’on va logiquement se casser la gueule une fois monté le plus haut possible. Cette légère angoisse engluait ses pensées et il se mit à la combattre en voyant le regard plein d’assurance de son camarade de toujours. Apres tout ils avaient fait largement plus dangereux comme coup et ils étaient toujours libres…de plus celui ci paraissait vraiment sans problèmes, pourquoi quelque chose se passerait mal ? Ils seraient déjà milliardaires si tous les cambriolages qu’ils avaient fait était comme celui ci semblait être.  André aspira une longue bouffée de nicotine qui affaiblit son inquiétude et la chassa hors de son esprit. Il lança à Paul le même sourire complice qui se lançaient avant chaque cambriolage et finit de mettre sa tenue de travail.

Le soleil acheva sa temporaire disparition quotidienne a mesure qu’ils progressaient dans la foret. Ils suivirent un chemin a peiné débroussaillé pendant environ une petite heure en marchant tranquillement mais d’un pas soutenu. Puis ils aperçurent à une distance de quelques centaine de mètres et entre plusieurs arbres, l’un des vieux murs couleur de brique de la maison convoitée. En plein centre de la foret, elle était avec le chemin la seule preuve de présence humaine ; ce qui etait un avantage agreable pour leur profession. Ils s’en approchèrent en redoublant peu a peu de discrétion. Puis une fois a distance raisonnable, ils firent un tour entier autour de la maison ; guettant sans resultat la moindre lumiere ou mouvement visible des fenetres.

«  Léo avait raison, le proprio est un couche-tôt. Finalement on était pas obligés de laisser la voiture si loin » Déclara Paul

«  Vaux mieux être trop prudent que pas assez, puis la marche a pied nous tuera pas. T’est prêt ? »

«  Toujours ! » Fit Paul en se moquant des scouts. Cette blague facile fesait toujours rire André, les scouts furent un passage plus qu’ennuyeux de leur enfance imposé par l’orphelinat.

Se déplaçant dans un silence remplacé par les bruits d’animaux habitant cette foret, ils se dirigèrent vers la porte d’entrée. Cette dernière était en vieux bois massif et solide ; ornée d’une poignée au style tout aussi vieux. Au-dessus se trouvait une lourde serrure apparemment rajoutée depuis peu. Paul s’accroupi devant, la scruta à travers ses lunettes amplificatrices de lumière puis il y glissa une tige de metal a l’extrémité précisément travaillée.

«  Du gâteau » marmonna t’il en souriant
« Quel pied ces lunettes ! Tu te souviens quand t’était obligé de m’éclairer avec une lampe de poche ? » rajouta t’il en inclinant plusieurs fois son poignet de gestes expérimentés

« Wep, même qu’on flippait toujours que ca réveille un voisin » Un fin clic métallique résonna avec douceur.
«  Rien a dire, la technologie ca a du bon, pour tout le monde » Répondit Paul en s’affairant sur la deuxième serrure beaucoup plus basique. Quelques secondes plus tard un autre clic plus grossier retentit.


«  En avant, doigts de fées » Chuchota André en passant devant son collègue pour commencer à s’engager dans l’entrée.

Il adorait cette sensation, cette pointe d’adrénaline au moment crucial ou le risque accroissait plus encore l’attrait des objets bientôt revendus. Il la ressentait le long de son corps et son esprit tandis qu’il jetait de vifs coups d’œils ; elle le transcendait dans une euphorie qu’il avait connu depuis son premier larcin. Lui , l’orphelin privé de la chose basique et essentielle qu’était les parents avait désormais un pouvoir énorme sur les onéreux plaisirs d’hommes possédant tout. Cette même sensation le rendait aussi discret et concentré qu’un prédateur a l’affût ; a vrai dire c’était sans doute sa sensation préféré avec le sexe et la lecture. Il s’enfonça sans le moindre bruit de pas a travers le couloir d’entrée, un sourire croissant sous sa cagoule. Sa conscience ne l’embettait en rien, a part quelques surveillants d’orphelinat aussi pédagogues qu’un mur de béton ; il avait pris soin avec Paul de ne devaliser que des fortunés. Les très rares moments de culpabilité l’avait même convaincu qu’il participait à une redistribution des biens organisée non pas par l’économie et les relations mais par les capacités propres et differentes que possédait chaque homme. Et c’était un dieu dans la capacité de discrétion.
Le plan que leur avait fait Léo et qu’il avait appris par cœur semblait juste, un escalier menant au premier étage se trouvait juste a sa gauche ; et devant lui le salon qui avait enflammé la cupidité du meme Leo. Paul le suivant, il finit de parcourir le couloir et pénétra dans le salon.

André eut le souffle et les pas coupés net, il avait vu des multitudes et des multitudes de pièces luxueuses remplies de richesses mais aucune, aucune.. comme celle ci. L’ambiance qui s’en dégageait était celle rance et renfermé des temps passés, comme si son propriétaire avait vécu en ces temps la, mais elle se relevait d’une agressivité franche a l’œil ,du a  l’impudique et fière exposition d’autant d’antiquités dont le prix de revente équivalait sans doute le PIB d’un pays pauvre. Paul qui faillit le bousculer en continuant d’avancer eut la même réaction ; devant leurs regard ebahis s’etendait une vaste bibliotheque aux angles recouverts d’or. A ses cotés se trouvait de nombreuses vitrines ou s’exhibait des armes blanches moyen ageuses, des objets courant de l’époque et des bijoux dignes dune princesse ; le tout dans un etat de conservation parfait laissant croire qu’ils avaient traversé les centaines d’années d’un clin d’oeil pour se presenter aussi fierement a eux. Le meublier était lui aussi de style ancien et décoré d’aussi innombrables que parfaites finitions et gravures souvent plaquées d’or ; seule une enorme cheminée arborait un minimum de modestie. Paul laissa s’échapper quelques gouttes de bave sous sa cagoule.


Dans un cas normal, ils se seraient certainement demandés quel point de masochisme le propriétaire de ces lieux avait atteint pour laisser tout cela sous la protection de deux simples serrures ; mais ce n’etait justement en rien un cas normal. Bien que leur lunettes amplificatrices de lumière voilèrent leur yeux d’un vert clair, André et Paul étaient comme hypnotisés devant tant de joyaux et de pièces rares. Instinctivement, André s’avança vers la lourde bibliothèque qui le dépassait de plusieurs têtes en hauteur ; Paul lui, se tourna vers les vitrines avec la peur que cela soit un reve. Il fut surpris d’apercevoir plusieurs instruments de tortures, ses connaissances en histoire obligatoires a la bonne marche de son métier lui notifièrent qu’il s’agissait sans doute d’outils de l’inquisition ; a l’etage au-dessus etait exposé divers amulettes aux signes cabbalistiques qui lui etaient inconnus. Son attention se posa quelque peu sur cet étrange art occulte puis après avoir vérifié que les vitrines n’étaient pas reliés à un quelconque système d’alarme ; il en ouvrit une et glissa tout les bijoux qu’elle contenait dans son sac a dos.


A l’inverse, André restait encore stupéfait devant la bibliothèque ; de lourds rayons soutenaient nombres de livres dont l’ancienneté le fit sursauter de surprise et d’envie. Tous présentaient des titres en langue inconnue a ses pensées ; le seul dont il pu dechiffrer une partie du titre etait l'une des premiers editions de la Divine Comedie de Dante. Mais celui qui brillait le plus a ses yeux comme une lampe a moustique face à son futur client volant se tenait sur une massive table de travail placée devant la bibliothèque. C’était un livre large et imposant des le premier coup d’œil. L’on pouvait voir que de nombreux feuillets y avait été rajouté au fil du temps jusqu'à en composer la moitié de l’épaisseur. Sa couverture n’indiquait aucun titre ni écriture, mais il n’en avait en rien besoin face à la beauté du dessin qui la recouvrait. Il s’agissait d’une image de flammes ardentes ; André était athé mais il était certain que si un dieu existait c’était sûrement lui l’auteur d’une reproduction si fidèle a la réalité. Ses mains se lancèrent aussitôt pour s’en emparer et a cet instant précis, les flammes semblèrent s’animer tel un vrai feu ; en renforcant encore le réalisme. André voulu lâcher le livre de peur de se brûler les doigts mais le phénomène s’arrêta aussi vite qu’il fut apparu ; le laissant croire à une ilusion d’optique plus qu’impressionante, bien qu’un leger doute subsistait encore dans ses pensées. Paul dont le sac était déjà plein s’alarma de voir son ami et collègue en pleine contemplation quasi léthargique. Il lui saisit et lui secoua légèrement l’épaule lorsque le bruit sec et facilement  reconnaissable d’une porte s’ouvrant retentit du premier étage. Ils avaient déjà vécu ca, se retrouver face à une victime insomniaque ou a la vessie trop pleine pour dormir et ils n’avaient jamais eu besoin d’avoir ou de préparer des armes ; leurs capacités et leur experience suffisait. Paul se glissa aussi vite que silencieusement vers la seule fenêtre du salon et commença à en ouvrir les vitres ; André lui, garda Le livre a la main sans meme y reflechir tandis qu’il remplissait avec hate son sac des livres les plus anciens qu’il trouva sur la bibliotheque. Puis ils s’arrêtèrent…il n’y avait aucun bruit, aucun frottement de pied sur le sol, ni de bruits venant de l’escalier ; meme pas de son de respiration. Rien ne parvenait à leur ouie plus que concentrée. Ce fut à partir de cet instant la qu’André regretta de ne pas avoir fait carrière dans le scoutisme.



Un feu aux flammes aussi grandes qu’un enfant s’alluma soudainement dans la cheminée, meurtrissant et éblouissant leurs yeux de par les lunettes amplificatrices de lumière. Gémissants et sans aucune compréhension de ce qui leur arrivait, ils déplacèrent leurs lunettes sur leur front ; tentant d’apercevoir ce qu’il se passait.   Les véritables couleurs de cette pièce leur apparurent alors pour la première fois. Le sol était d’un carrelage noir ou se disposaient plusieurs tapis d’un rouge vif ; les murs d’un orange foncé et le plafond d’un jaune graduellement clair. L’éblouissement aidant , André se crut l’espace d’un instant au sein d’une flamme gigantesque. Mais le plus effrayant restait la silhouette dont les contours se dessinaient au fur et a mesure à leurs yeux. Devant eux et au centre du salon se trouvait un homme bien portant à l’age mur, son visage rond et moustachu semblant n’exister que pour délimiter des yeux immenses et furieux comme ceux d’un hiboux. Bien qu’il ne soit vêtu que d’une vielle robe de chambre , il se dégageait de lui une aura comparable a celle d’un Pitt bull devant un poussin ; cette derniere teintée d’une froide et calme determination plus inquietante encore. Il ne dit même pas un mot mais les toisa d’un sourire glacé surmonté d’un regard fixe et pénétrant. L’idée de le bousculer pour s’enfuir par la porte d’entrée ne franchit même pas le cap de l’imagination avant d’être désintégré par ce sourire. Pris d’une hystérie croissante , Paul  ouvrit les volets de la fenêtre a toute hate. L’homme bougea alors pour la première fois, sans cesser de sourire ; ses levres laisserent s’echapper un fin marmonement. Un brusque courant d’air chaud traversa alors la pièce, comme la bouffée de chaleur d’un four ouvert en pleine cuisson ; il bouscula presque Andre et se rua sur Paul. Ce qui dura alors quelques secondes paru une éternité. Paul fut secoué comme si un poing énorme l’avait frappé à l’estomac, pris de spasmes il chancela plusieurs fois sans tomber. Son souffle devint une buée opaque, crachant une odeur de bacon grillé. Ses mains frappèrent et griffèrent son torse comme s’il tentait de s’arracher quelque chose de la poitrine. Puis les extrémités de son corps grésillèrent et s’enflammèrent soudainement et progressivement. Le haut de sa cagoule fut soufflé par une flamme aussi vive qu’ardente qui crama tout ses cheveux. Le tissu de ses gants brûla en se mêlant à la chair de ses doigts, les ongles chutants comme des cailloux roussis. De sa poitrine surgirent d’autres flammes qui envahirent son torse. Ses yeux semblèrent hésiter entre exploser et fondre avant d’opter pour les deux chois à la fois. De sa respiration s’échappait maintenant une  puanteur qu’André ne connaissait pas mais qu’il n’oublierait jamais ; celle d’un cerveau porté a ebulition puis a l’etat de liquide. L’odeur irritante du plastique de sa tenue s’y mêla. Ses bras et jambes entiers n’étaient plus que des tronçons de chair en plein brasier d’où coulaient ci et la de grosses gouttes de graisse humaine avant qu'elles ne s'evaporent. L’on pouvait à présent apercevoir ci et la des parties d’os déjà attaquées par la chaleur. Ce qui était désormais un cadavre utilisa l’étincelle de vie qui lui restait en poussant un long cri d’où naquit une flamme tout aussi haute avant de se tourner vers André. Une main en feu s’accrocha dans son dernier mouvement a celle de son collègue. André qui suait de par la température élevée avait le cerveau non pas en proie aux flammes mais a la terreur la plus absolue. Ses yeux fixèrent une main d’os déposant ce qui lui restait de chair quasi liquide sur son poignet avant de s’effondrer tout comme le reste du corps ; ou du moins du squelette. Son regard affolé au possible se posa sur l’homme en robe de chambre qui semblait reprendre son souffle comme après un effort physique. Les pensées d’André étaient en plein état de choc, mais pas son instinct de survie. Sans même y réfléchir, il finit d’ouvrir les volets entrebâillés en se jetant au travers. Il maudit le choc du sol sur lequel il s’étala qui lui prouva que tout ceci n’avait rien d’un rêve. Portées par l’adrénaline et une peur viscérale, ses jambes musclées n’eurent aucun mal a le faire s’enfuir. Ce qui n’était pas le cas de son esprit plus que confus par l’horreur et la perte de son meilleur ami, sans même s’en rendre compte ; il s’engagea à toute vitesse et a tout hasard dans la foret,oubliant de suivre le chemin…

A la fenêtre, l’homme le suivit du regard et retrouva son sourire. Il porta machinalement a ses lèvres une cigarette qui s’alluma sans briquets ni allumettes. Ce cambrioleur l’amusait autant qu’il l’énervait ; un peu d’action apres tant d’années de calme le ravivrait. Mais on lui avait volé son Livre et cela il ne pouvait ni l’accepter ni le pardonner. Une fine lueur enflammée de colère traversa ses yeux. Calmement, il referma ses volets et eteigna sa cigarette sur le squelette noirâtre et fumant ; puis, il sortit de chez lui d’un air determiné.

André courut jusqu'à ce que le manque d’air lui irrite les poumons. Dans ses pensées défilaient en même temps la mise a mort de Paul et tout ses souvenirs en sa compagnie. La personne avec qui il avait tout partagé et qu’il connaissait le mieux n’était plus et cette perte le torturait autant que la façon dont il l’avait vu mourir. Puis, le souffle coupé, le visage embué par les larmes et les jambes chancelantes ; il tomba à terre et pris conscience de la situation presente. Il était perdu. Reprenant sa respiration, il replaça ses lunettes et tenta d’apercevoir le chemin mais ce fut en vain. Il était vraiment perdu. La nécessité de survie chassa sa tristesse sans la détruire. Baissant les yeux sur ses mains il se rendit compte de deux choses. La première étant que ce qu’il restait de la chair de Paul gisait en cinq traînées gluantes et légèrement fumantes sur son poignet. La deuxième que sa main droite serrait encore le Livre de ses phalanges blanchies par l’effort. André tenta de se rassurer, il finirait bien par retrouver le chemin et si il était perdu, ce salaud aurait encore moins de chance de le retrouver. D’ailleurs pourquoi le suivrait t’il ? Pour un livre ? Un type de 50 ans même si il était sorcie..(il s’efforça de ne pas penser a ca, de ne pas revoir le supplice de Paul, de ne surtout pas regarder ce qu’il restait de son ami ! ) n’allait pas ce mettre a parcourir la foret entière pour juste un livre ! Il se répéta ses pensées encore et encore même si la plupart de son esprit n’y croyait pas ; sans savoir pourquoi il avait ressentit dés le premier regard que ce Livre n’avait rien d’ordinaire..

Le sorcier marchait d’un pas sur et soutenu. Il ne s’était pas changé mais le froid nocturne ne lui causait aucun désagrément ; a vrai dire il ne le sentait meme pas. Le Livre lui indiquait sa présence comme une balise sur terrain plat. En se concentrant il pouvait même sentir les doigts de ce cambrioleur suicidaire dessus…

André ne pouvait s’empêcher de jeter des regards anxieux tout autour de lui. Il avait décidé de rebrousser chemin jusqu'à apercevoir de loin la maison , puis de tourner en rond jusqu'à retrouver le chemin. Cela fesait un quart d’heure que Paul avait été tué, ce sorci..(ne pas y penser , ne pas y penser !) avait sans doute laisser tomber. Retirant sa cagoule qui lui gênait sa respiration toujours légèrement paniquée, il eu l’impression d’apercevoir une silhouette humaine en remettant ces lunettes. Fausse alerte , c’était immobile. Sans doute un petit arbre…une lumière soudaine comme un éclair apparue en direction du « petit arbre ». La lumière se dilata et se concentra l’espace d’un instant puis fila vers lui. André avait passé toute sa vie a aiguiser ses réflexes, sa vitesse et son agilité ; pourtant, la boule de feu le frola de si pres que la chaleur lui mordit les cotes. Ce condensé sphérique de flammes s’abattit sur un buisson derrière lui et le pulvérisa, projetant de multiples feuilles enflammés autour de lui. Mais André ne pris pas la peine de les regarder, ni elles ni ce qui n’avait rien d’un petit arbre ; tetanisé, il fuya de toute la force de ses jambes.


 La végétation lui giflait le visage et la poitrine tandis qu’il courait aussi vite qu’il pouvait. Jetant quelques regards derrière lui ; il s’apercut que l’homme n’etait plus visible. Apres avoir continué de traverser les bois pendant plusieurs minutes pour mettre une distance de « sécurité » ( que ce mot était ridicule ! ) , son esprit commença a analyser la situation. Que cet homme soit sorcier ou démon il semblait ne pas avoir autant d’entraînement a la course, d’un autre coté ; il connaissait surement mieux la foret que lui. Et le jour ne se lèverait qu’après plusieurs longues heures, de quoi s’épuiser a courir dans une direction hasardeuse. Il valait mieux choisir une cachette sure, quitte a en changer si besoin est ; et attendre qu’il se lasse,si cela etait possible… De toutes facons, ses jambes poussées a leur maximum debutaient a lui envoyer de douloureux signaux de fatigue. Plusieurs arbres entourés d’un attroupement de buissons épais lui semblèrent idéal. Il se mis a terre, autant d’épuisement que de nécessité pour s’y faufiler, puis s’engouffra dans l’un des multiples bosquets touffus. Quelques épines lui griffaient les joues et les bras mais il n’en avait que cure ; mieux valait ca et se planquer comme un chien terrorisé plutot que de mourir comme Paul ;plutot que de mourir tout court. Une fois entièrement dissimulé par des branches et des feuilles, sa respiration sifflante laissa progressivement la place a un silence angoissant ; seulement troublé par quelques bruits furtifs d’animaux. Il sentait au plus profond de lui qu’il ne tiendrait pas longtemps comme ca, a revoir sans arrêt l’agonie de feu son ami ; a cacher ses cotes martyrisées par le feu et l’effort. Proie d’un avenir qui s’envisageait plus qu’incertain, voir fatal. Il lui fallait un support ou poser ses pensées, un dérivatif ou se concentrer pour ne pas devenir fou. Le Livre était toujours la, ses doigts n’avait même pas bougé de place sur sa couverture. Il tenta en vain de trouver autre chose a faire puis se convaincu peu a peu. Apres tout, si il y avait quelque chose qui pourrait le renseigner sur cet…. « homme » c’était bien ce Livre ; et la lecture avait toujours ete son refuge. Il aurait très bien pu se retrouver avec seulement les traces indelibiles de chair fondue sur son poignet. Ce Livre était une chance, et il ne fallait en aucun cas la gaspiller. Ignorant une fourmilière excédée par la présence d’un derrière humain sur son entrée principale, André retint son souffle et tourna la couverture.


 La page de garde était vierge de tout écriture, mais ornée d’un symbole a l’histoire sanglante ;celui de l’inquisition. De toute évidence, ce livre avait été destiné au buchet ;de toute evidence il y avait rechappé. Ce qui n’étonnait guère André, pas plus que ce symbole ne soit placé sur la couverture ; comme il etait autrefois coutume. Plus l’on regardait ce livre et plus la conviction qu’il n’avait rien de normal hérissait chaque poil de votre nuque. La qualité de conservation du papier était incroyable pour un ouvrage aussi vieux. Bien que le temps ait réussi a y imposer sa marque deterioratrice sous la forme d’une couleur brunâtre ;  plusieurs couches de vernis avaient soigneusement eté disposées par son proprietaire. Toutes dans un vieux français, les premières pages regroupaient des documents officiels de l’époque collées a même le Livre et très probablement réalisées par l’inquisition. Il s’y trouvait un avis a la population déclarant la mise a mort d’un groupe d’hérétiques ; suivit d’un rapport d’actes et rituels impies mettant en scene d’immenses feux, parfois meme des incendies volontaires. Quelques noms et prenoms s'eparpillaient au fil des lignes, certains avaient la banalité d'un francais ancien ; d'autres possedaient la meme prononciation etrange que s'accordent des divinités paiennes encore plus anciennes .

Le sorcier s’amusait. Il n’avait vécu telles sensations depuis le moyen age. Des souvenirs joyeux d’un temps ou lui et ses compagnons ne se cachaient pas lui revenaient . Mais même la maudite inquisition qui les avaient forcés a se faire discret, leur avait offert plusieurs distractions. Il ne pu retenir un rire en repensant a ses idiots qui avaient voulus les jeter au brasier. C’est ainsi qu’ils avaient choisis leur nom. Rien ne pourrait lui faire oublier ce moment précis ; lorsque les flammes du buchet les avaient envellopés sans les blesser de quelque facon que ce soit ; avant de se jeter comme des bêtes en furie sur les personnes présentes jusqu a ce que leurs os soient cendres. Ni la tète de l’inquisiteur lorsque son mentor avait déclaré cette phrase historique «  Nous jeter au brasier ? Mais nous sommes les Fils du Brasier ! ». Son initiation fut de pourchasser le dernier homme d’église survivant, et la traque présente a travers les bois y était semblable a plusieurs points. Cet inconscient pouvait courir, se cacher comme un pitoyable animal blessé mais il ne lui échapperait en rien. Il récupérerait son Livre, oh oui ; rien n’etait plus sur. Et cet exercice présent le régalait.

Cela fesait bientôt dix minutes qu’André parcourait les pages de ce Livre. Et cela fesait aussi dix minutes que le reste d’espoir qu’il possédait se dissipait peu a peu. Il y avait dans ces écrits des choses qu’il n’aurait jamais cru, même bourré. Malheureusement pour lui, le choix de croire ou pas en ces horreurs c’était fait occire en même temps que Paul. Il avait vu ce sorcier a l’œuvre et a présent, ce qu’il voyait n’était rien d’autre que la théorie. Sous ses yeux était dessiné des dizaines de formes géométriques incompréhensibles entourées d’annotations en une langue inconnue. Parfois traversées de calculs aussi complexes qu’indéchiffrables ;mais le pire restait le semblant de traduction qui finissait chaque page. Tout cela parlait de sort, mais de façon presque ....éducative. Une écriture differente a celle des traductions relatait comme des comptes rendus d’exercices pratiques. Il s’agissait d’affirmations ou d’observations ; la plupart basées sur la realisation de ces sorts. Il y avait dans ces écrits l’exaltation d’un érudit a faire naître le feu de rien, a infliger ces flammes sur des formes de vie de dizaines de façons differentes. Comment enflammer un oiseau, comment donner l’illusion de la vie a un feu, comment le faire ramper puis se jeter sur une cible tel une bête enragée. Plus André continuait a déchiffrer ces mots et plus le monde qu’il avait toujours connu lui apparaissait sous un jour nouveau. Une phrase particulièrement le laissait face au gouffre de la folie ; elle declarait : « Nous tirons vie de ce que nous consommont ». Ce n’était pas la phrase en elle-même qui terrifiait sa raison mais ses implications....Il savait très bien que tout être tire son énergie de ce qu’il devore et la comparaison avec le feu qui fesait de même le fit profondément grimacer. Etait ce possible ? Etait ce vraiment possible que des humains manipulant si bien le feu sous toutes ses formes puissent de la même façon tirer l’énergie de ce que le feu brûlait pour eux ? C’était inconcevable, inimaginable mais pourtant, ce qu’il avait vu et la logique de cette phrase ne lui laissait aucun doute…Quelque soit ces efforts pour le nier il le savait au plus profond de lui a présent. Cette révélation le laissa abasourdi, préférant ne pas en savoir plus et maudissant sa curiosité ; il ferma le livre d’un coup sec. Puis de fins bruits de pas l’arrachèrent a ces pensées terrifiantes.  Il jeta le plus discrètement possible un regard a travers la végétation qui l’entourait de toute part. IL était la.


Debout, calme et assuré comme toujours et a 3 mètres des buissons. Il se passa cinq secondes, cinq secondes d’une abominable lenteur puis le sorcier déclara « Je sais que tu est la ». Aussitôt, il leva sa main et le bosquet épineux a la gauche d’André s’enflamma comme si le feu y avait pris depuis plusieurs minutes. André ne pu retenir un cri aigu en se faufilant plus profondément dans les buissons tandis que celui a sa droite s’enflamma. Trois pensées précises occupèrent alors son esprit. La première était que le sorcier ne lui proposa même pas de reddition mais agissait comme s’il jouait. Trois buissons prirent feu devant lui. La deuxième fut qu’il ne regarderait plus jamais son sketch préféré des monty pythons « how not to be seen ». Toute la végétation qui se trouvait a ses cotes droit et gauche pris feu ;des gemissements d’agonies de plusieurs rongeurs malchanceux traverserent ses oreilles. La troisième pensée était : COURS ! Ce qu’il fit au moment precis ou l’endroit ou il se trouvait auparavant pris la même vision que l’enfer. Ces jambes avaient eu le temps de se reposer et ils ne les remercieraient jamais assez. Il ne se mit pas a courir du plus vite qu’il pu, mais plus vite qu’il ne l’aurait jamais pu. Ses tempes et son cœur battaient a tout rompre, la peur et l’adrénaline submergeaient son corps. Un bref regard en arrière l’informa d’une horreur de plus ; ce qui avait la forme d’une gigantesque bulle de flammes le talonnait. Cette sphere incandescente flottait a quelques millimètres du sol ,traversant buissons et arbustes comme une cuillère un yaourt ; ne laissant que cendres sur son passage. André couru encore plus vite, il ne fesait pas juste que tirer chaque once de force de son corps et lui obéir de fuir ; non , il ne pensait qu’a fuir ; il ne respirait que pour fuir ; il ne vivait plus que pour fuir. Le monstre lui, gagnait du terrain ; l’on pouvait apercevoir la fumée degagée uniquement par l'existence d'une chaleur aussi pure et concentrée. L'avant de cette boule de magma se contracta, des excroissances flamboyantes et crochues s'en extirpant pour se rapprocher encore un peu plus d'André. L’on avait l’impression que l’air lui-même bouillonnait autour de la créature. Son sifflement était celui des incendies gigantesques et non maîtrisés, des brasiers propagés et attisés par le vent sur des regions entieres. Puis, une fois a distance raisonnable, cette sphere de flammes se projetta en avant , bondissante comme un crachat de l'enfer . André sentit la brûlure de la chose sur son dos alors qu’elle se levait et se jeta aussitot d’un bond sur le coté. La chose l'atteignit tout de meme a la main. La douleur fut atroce, ce qui était cinq doigts mirent moins d’une seconde a fondre totalement, ne laissant même pas un os. Le moignon fut cicatrisé tout aussi rapidement par la chaleur. Toujours sur ses pieds, André retint un cri de souffrance pure afin de conserver un peu d’air et continua sa course. Il voulu mettre l’extrémité désormais ronde de son bras sur son torse par instinct mais ne fit que brûler le haut de sa poitrine par la chaleur résiduelle. Il ne regarda même pas son membre amputé ni derrière lui, il pouvait encore en sentir la chair fondre légèrement avant d’enfin reprendre une température ambiante. Surmontant les affres de la douleur , il les utilisa pour motiver plus encore son corps a la fuite ce qui semblait fonctionner malgré les innombrables larmes qui ruisselait sur son visage. Lorsqu’il risqua un vif regard en arrière, il aperçut la créature s'enfoncer dans la terre cramoisie puis se réduire en taille avant de disparaître en un clin d’œil dans un nuage de fumée noire ;son maitre apparement trop loin pour la maintenir en vie par sa volontée.


C’est seulement a ce moment qu’il se laissa tomber d’un plat magistral sur le sol. Il n’avait jamais eu aussi mal. Le sorcier n’allait pas le laisser s’en sortir, il le savait aussi sûrement que deux et deux font quatre. Aussi sûrement que la souffrance enflammait chaque terminaison nerveuse de son bras privé a tout jamais de main. Puis une montée de bonheur le souleva en même temps qu’il relevait sa tete . Il était sur le chemin. Il le reconnaissait sans erreur, le petit passage a peine débroussaillé par lequel ils avaient progressés vers cette maison maudite. Une bouffée d’espoir le força a oublier la douleur et a se remettre piteusement debout malgré ses talons en sang et son corps courbaturé.

Le sorcier grogna d’une colère a faire enflammer une armée. Personne ne s’était jamais mis en travers de son chemin sans payer de très lourdes conséquences. Et voilà qu’un minable cambrioleur lui avait volé son bien le plus précieux et intime, et il espérait s’en sortir comme ca face a un Fils du Brasier ?!. Une rage millénaire étreignait ses pensées ; quelques feuilles sur le chemin de son regard passerent a l’etat de cendres. Son énervement était a son maximum, lui fesant proférer des jurons aussi bien modernes que moyen ageux. Il pouvait encore sentir le livre dans les mains de cet être pitoyable toujours en vie…Bien ! Si c’est ainsi c’est son sort le plus horrible qu’il subira ! Fulminant de colère, le sorcier commença a tracer du bout des doigts une longue figure géométrique sur le sol.


André voulait courir, fuir tout cela en suivant le chemin aussi vite que possible mais ces jambes extenuées n’étaient pas de cet avis. Aussi marcha t’il seulement. Se rendant compte que sa dernière main tenait encore le Livre, sa première réaction fut de vouloir le jeter. Mais au dernier moment, il changea d’avis. Il avait apparemment encore une chance de s’en sortir et ce livre était la seule chose que la vie lui avait donné en échange de Paul et de sa main. De plus une telle découverte avait de quoi le rendre riche jusqu'à la fin de ses jours. André avait vécu l’enfer et a présent il commençait a rever du paradis. Il n’avait plus eu signe de vie du sorcier depuis maintenant vingt minutes et a la vitesse de tortue boiteuse a laquelle il marchait ;ce dernier l’aurait deja surement rattrapé si il l’aurait voulu. Il continua son chemin tant bien que mal, tentant de ne pas trop exiger de ses muscles a la limite du déchirement ; lorsque qu’un caillou le fit bêtement tomber. Il réussit a se rattraper sur un genou faiblard mais sa main lâcha le Livre qui s’abattit sur le sol ; liberant plusieurs pages. Lorsqu’il les ramassa, il s’aperçu qu’elle n’avait rien du papier ancien qu’il connaissait. La plupart avait la texture granuleuses de feuilles de basses qualités servant a des notes ;et quelques-unes celle du papier glacé des magazines d’aujourd’hui. Par surprise de cette découverte, il les feuilleta tout en continuant sa marche. Celles des magazines provenaient apparemment de revues scientifiques ; plus precisement d’articles sur la pyrokinesie, ce qui ne l’etonna guere. Contrairement aux feuilles de notes. Qui elles, lui coupèrent le souffle ; dés qu’il comprit de quoi il s’agissait.


Autour des pieds du Fils du Brasier s’étendaient toute une panoplie de dessins aux structures autant mathématiques qu’occultes. En leurs centres, le sorcier fouilla sa mémoire a la recherche d’incantations. Puis, se concentrant au possible, il débuta l’entonnement de litanies au langage inconnu. Le ton d’abord marmonnant, monta très lentement en volume tandis que les contours des motifs au sol s’emplirent de lignes pourpres et flamboyantes.


Toutes les notes fesaient office des résultats de filatures assidues. Il devait y avoir une demi-douzaines de personnes qui a travers le monde étaient surveillées avec la plus grande attention, en raison de leur « dons ». Chacune de ses personnes semblaient avoir des talents plus ou moins latents en pyrokinesie ou en occultisme et les fils du brasier les étudiaient avec soin. Mesurant leur capacité comme a la recherche de nouveaux menbres, ce qui le fit frémir d’angoisse. André retint un sanglot en croisant un mégot de cigarette, la dernière qu’avait fumée Paul. Néanmoins le mégot lui fournit une estimation de distance plus qu’utile ; la voiture devait se trouver a deux centaines de metres maximum. Ses jambes bien que toujours affaiblies, se portaient mieux et l’enthousiasme de la libération proche les raviva un peu plus. Accélérant la cadence, André se surpris a sourire pour la première fois depuis plusieurs longues heures abominables. Mais son sourire se transforma en rictus lorsque le vent aida des mots etranges a parvenir a ses oreilles. Les memes mots qu'il avait entrapercus dans le grimoire,repétés et criés comme un chant , tous porteurs d’une terreur a l’odeur de la chair humaine brûlée. Il était logiquement impossible qu’a une telle distance, André entende les paroles du sorcier. Mais celles ci s’épanouissaient a travers la foret, grondant chaque syllabe tel le tonnerre ; emplissant les bois de mots secrets d’une voix grave et meprisante dans laquelle on pouvait lire toute sa fureur. Pris de panique, André se remit a courir ;traversant les derniers metres. Se moquant de la douleur et de l’état de ses jambes, il les franchis avec rapidité ; arrivant enfin devant la voiture si convoitée. Elle était toujours la, comme si rien ne s’était passé ; atendant ses proprietaires. Encore une fois des larmes coulèrent le long du visage d’André, mais pour une fois ce fut des larmes de soulagement. Sans perdre un instant, il saisit la clef dans une poche intérieure de sa tenue. Les paroles horrifiantes du sorcier s’arrêtèrent net. Pendant une seconde, le cœur d’André se mit a battre littéralement de bonheur pur. Puis durant la seconde suivante, André eu a peine le temps de voir une vague de flammes de plusieurs mètres de haut traverser en la calcinant la totalité de la végétation derrière lui. A la demi-seconde qui suivit, le réservoir de la voiture explosa ; propulsant  les cendres d’Andre sur plusieurs metres. Ce tsunami de flammes lécha les délimitations de la foret et s’estompa peu a peu, laissant le goudron de la route qui ceinturait les bois en état de bouillonnement. En juste quelques instant, des siècles de croissance végétales et le squelette d’André furent réduits a de la poussière noirâtre. Entièrement tout n’était plus que cendres Sauf un unique objet.

Environ une heure après, un adolescent en robe de chambre et aux yeux comme ceux d’un hibou apparu aux abords de la foret. Abordant un immense sourire, il s’abaissa pour ramasser un livre intact. Apercevant un crane partiellement enfoui sous les cendres, il le souleva tout en fesant redoubler son sourire ; puis il le jetta en l’air. Sifflotant gaiement un air joyeux, le désormais jeune homme s’éloigna en réfléchissant a sa prochaine demeure.
Par Le Neurone mort-vivant
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 15:45
Oui, wow a pas mal inspiré mon clavier ces derniers temps. Mais apres tout...Quel autre jeu permet de créer un hommage aux zombies de Romero, au Rincevent de Pratchett ; tout en jouant les punk d'outre tombes devoreurs de gnomes ?

Voici l'origine de mon cadavre dement prefere : )


L'evolution permet des miracles. Se deplacer rapidement , developper des doigts prehensibles et digerer la plupart des aliments- sans devoir passer beaucoup de temps dans un endroit isolé - en sont des exemples. D'autres evolutions sont plus subtiles, plus anodines et personelles. Parmis les plus etonnantes,quelques unes prennent racines dans les defaut humains.

Prenez Servau. Un jeune mage humain originaire des clairieres de Tirisfall, qui avait a force de lachete, reussi a developper un sens inné et unique de la fuite. Une sorte de transe simple et obstinée, declenchée en cas de danger mortel certain ; qui deliberait aussitot tout controle moteur a la peur. Alors que ses jambes entamaient d'elles memes un rythme survolté par l'adrenaline, l'essentiel de son etre et esprit se focalisaient uniquement sur la distance separant le dit danger et lui meme. Il s'agissait parfois d'un ours sauvage et affamé, d'autre de son professeur es mage. En cette ocassion, le danger revelait plutot de la derniere menace planetaire en marche; sous la forme de cadavres animés, de bien mauvaises intentions d'ailleurs. La degustation frenetique de toute chair vivante environnante entrant dans leurs priorités.

Cela devait faire 2 bonnes heures ,voir peux etre meme trois , que son arriere grand mere avait tenté de lui devorer l'epaule. Il ne l'avait plus revu depuis. Regarder derriere soit en pleine fuite etant a ses yeux une perte absurde de temps. Durant ces heures, il etait passé du stade "Oh mon dieu ,ils sont juste derriere moi !", a celui de "Oh mon dieu , ils sont cent metres derriere moi !"; pour finir par "Oh mon dieu , ils sont sur la meme planete, et sans doute derriere moi !" . En l'etat normal, ces jambes l'aurait torturé de crampes et d'une fatigue anesthesiante. En l'etat present, elles preferaient assurer au cerveau que oui-tout-va-bien-depeche-toi , plutot que de finir en pick-nick imprevu.

Machinallement, Servau tira de sous sa robe une fine boite en bois leger, de la longueur d'un pied humain, et la jetta derriere lui. Durant ces trances, la partie de son esprit un tant soit peu qualifiable de conscient; se voyait releguée a l'etude des derniers evenements choquants. Finissant de revoir l'attaque sournoise des dentiers en bronze de sa grand mere, il s'attaquait a digerer la vision de son maitre mage devoré vif par des dizaines de machoires d'outre tombe. Un petit minuteur sonna dans sa poche. D'un pur automatisme, son cerveau compris qu'il avait attendu assez longtemps pour reboire une potion de rapidité sans souffrir d'effets secondaires.(Voir ses jambes se separer de son corps pour partir dans le sens inverse n'etant pas une bonne strategie de fuite a proprement parler.) Il bu la potion , verifia le minuteur indiquant le temps de refroidissement de ses botes-fusées, et laissa la magie diluer le temps et l'espace entre ses pieds pour augmenter sa vitesse.

A un demi kilometre de la, une trentaine de cadavres marchaient; ou sautillaient selon l'inventaire des menbres disponibles. L'avantage d'etre un mort vivant de bas-ordre est que l'on ne s'arrete jamais. Etre un zombie ne vous demande pas d'arreter pour faire une pause, de trouver un beau domicile bien situé, de prendre l'apero, ou d'avoir des amis sinceres et fiables avec qui discuter des tracas de la vie. Les morts vivants mangent et marchent, et ils ne font absolument rien d'autre...Le probleme est donc qu'ils font ca tout le temps. Chaque instant ou ils n'etaient pas en train de vous devorer les tripes, c'est qu'ils s'avancaient vers vous pour le faire. C'est en soi une force devastatrice; autant psychologiquement , que physiquement.Et elle se retournait maintenant contre eux. Ils restaient quelques vaches sur le chemin pour garder le moral, et il y avait parfois le bruit d'agonie de jeunes voleurs affolés au camouflage trop imparfaits; mais la filante forme au loin commencaient a se perdre de vue. Une boite en bois s'ouvrit a leur approche. Un mannequin de cuir s'en extirpa comme un diable, ne cessant de bouger ces bras d'automate.

"Gamon te pown ! Ta mere le murlock ! T'as les attributs sexuels d'un gnome !" Le mini disque de bronze enchanté continua de debiter ses insultes, jusqu'a etre saisis de toutes parts puis disloqué. La petite explosion qui en resulta projetta des bouts de bois dans la chair molle des plus proches zombies. Il y eu un silence nerveux. Puis les globes oculaires encore en etat de fonctionner se regarderent. La troupe des joyeux devoreurs de chairs vivantes partis dans la direction du plus proche chateau. Il y aurais sans doute des gardes, des defenceurs se battant jusqu'a la mort, des armes et des provisions suffisantes pour tenir un bon moment leur siege. C'etait un bien meilleur plan.

Servau relacha la cadence. Une odeur stimulait son esprit , celle de la mer. Une petite mise au point s'imposait. Passant de la course hysterique, a la course effrennée, il observa le decor environnant. Quelques maisonnées et batiments vers sa gauche; Brill. Des collines sinistres ou s'enfoncait un monastere; les Ecarlates. Prenant conscience qu'il avait traversé entierement les maleterres et les clairieres de Tirisfall, il tomba net. Ses poumons goberent quelques moustiques en reprennant force respiration; ses jambes lui semblaient fumer dans la fraicheur de la nuit tombante. La mer...donc d'autres continents, il fallait un bateau, une barque, une planche de bois, n'importe quoi qui supporterait son poids. Il se leva pour observer la plage quand une douleur brusque lui mordit le tibia. Se rattrapant sur les mains, il eut le temps d'apercevoir un gnome richement vetu et portant une masse tout aussi grosse que lui; avant que cette derniere ne lui martele le crane.

Des bruits sauvages le reveillerent, cris etouffés de lutte et de mort. La piece se decorait de rideaux et fagnons d'un rouge sombre et profond; ainsi que de tout un attirail de chirurgie franchement pas esthetique. Des lanieres de cuir retenaient ses mains et ses pieds sur une table. Le gnome réapparu, un sourire tendu par des nerfs tremblants et des yeux exhorbités qui semblaient ne jamais cligner. Un bas fou rire dement et perpetuel enveloppait chacun de ses mots.

"Un cobaye frais, parfait ! Enfin,enfin,enfin !"
Servau deglutit, un mur lateral trembla violement , tandis que des hurlements de douleurs y firent echo. Des bruits de mastication commencerent a se faire entendre.
"Euh..gne..on peux remettre ca a plus tard ? Ils approchent !"
Le fou rire s'intensifia.
"Oooh ca ne me gene pas vraiment vous savez" Le gnome tira sur sa manche gauche pour lui presenter une trace de morsure.
"Impressionant hein ? cette peste est vraiment exceptionnelle. J'aurais jamais pensé qu'une souris de laboratoire pourrais faire ca,...Je veux dire d'accord , je leur fais avaler plein de choses dangeureuses, je les electrocute, je les disseque...et je les mutile aussi ses temps ci j'avoue hihihi...Mais vous ! En tant qu'humain vous pouvez comprendre !"
Le gnome repris brievement son souffle, approchant un chiffon et une lourde seringue.
"Je n'oeuvre que pour le bien vous savez. Il faut savoir evoluer ! Regardez les verités en face, nos defences vont ceder et les vivants aussi... autant en profiter, non ?"
Crier dans un chateau subissant de plein fouet l'attaque d'une horde de cadavres affamés et infestés, resulte a peux pres a uriner dans une flaque. Mais Servau le fit quand meme, ne serait ce que pour le soulagement. Le chiffon lui bloqua la bouche; le gnome saisit la seringue, "visa" quelques secondes et l'enfonca de toutes ses forces. Un tiers de litre d'un liquide vert et épais pris place dans la matiere cerebrale de Servau. Sa vision se distorda , comme celles des trop gros amateurs des cigarettes de Feuillerêve ; lorsque la porte se fracassa en son millieu avant d'etre literallement arrachée de ses gonds. Des corps recouverts d'une terre ancienne, mélés a d'autres encore trempés de leur propre sang firent irruption. Le bruit d'une trappe au sol leur fit vaguement tourner la tete , mais la vision d'un corps vivant ,evanoui et enchainé ,etait beaucoup plus tentante. Un zombie avec figé dans la tête, un bout de bois ou etait dessine un bras , grogna lourdement. Salivant d'envie devant ce repas exsangue de toute resistance, ils tendirent leurs bras mutilés vers lui, ouvrant au maximum leurs machoires. Qui tombirent avec l'air béant propre a toutes forme de vie - et de non vie - surprise. Servau fut pris de violentes convulsions, lacha un cri tremblant et réouvrit les yeux. Des yeux ou la vie avait fait son passage sous la faucheuse. Designant ses liens de la tete, il tira dessus jusqu'a ce qu'ils eclatent , avec l'aide de ses desormais confrere. Il dit un seul mot, a la prononciation lourde et gutturale, l'etirant jusqu'au râle.

"Seeeerrveeaauuuooo..."

Les morts vivants s'en allerent vers d'autres victimes; Servau commenca a les suivre, mais quelque chose l'arreta. Un fin bruit en arriere fond, un petit rire instoppable qui venait de sous les planches. Sa tete le lancait, emettaient des pensées bizarres. Une conscience lointaine mais omniciente lui ordonnait de suivre ses desormais confrere de tombeau , de vivre sa mort comme un ogre sans raisonnement. Une autre voix s'eveillait peu a peu, lui rapellant des emotions, des bribes de souvenirs entrecoupés et discordieux ; mais toutes les deux, en cet instant precis, avaient le meme objectif. Un trait de feu s'abbatit sur deux planches precises, une petite figure ronde et defigurée par son propre sourire sortit du trou.

"Magnifique ! genial ! Vous pensez meme encore a user de magie! J'ai réussi !"
Servau commenca a avancer vers le gnome, beuglant son nom, sa douleur, son besoin.
"Se..Cerve..Ceeerrveaaauuooo !"
"Allons voyons, je serais bientot des votres,n'oubliez pas ! Je vais m'injecter mon serum et avec vous comme serviteur, nous allons...."
Une fine vague de givre etreigna le gnome alors qu'il s'extirpait de sa trappe, le clouant sur place.

Le soleil se leva sur Azeroth, baignant Tirisfall de ses rayons qui evaporaient peu a peu la douce rosée du matin recouvrant les centaines de cadavres a l'air libre. Serveau se sentait tel un debut de journée buissoniere, l'esprit encore gaiement engourdi de sommeil.Un gout magnifique carressait les papilles gustatives de sa bouche, plus fin que les brochettes de bebe murlock que son oncle aimait a confectionner l'ete, plus gouleyant presque que le baiser d'une jolie femme et plus addictif qu'une sauce au lotus noir; comme s'il avait decouvert la saveur primordial , celle dont il ne pourrais jamais se lasser. Curieux de son origine, il acheva de se reveiller en ouvrant les yeux et contempla le crane vidé et ravagé du gnome qui gisait pres de lui. Un rot soudain et incontrolable lui echappa alors qu'il se releva. Portant sa main a la bouche par reflexe, il dut se retenir de crier. Le rose candide qui habitait ses chairs delicates de jeune homme avait disparu, laissant la place a un blanc laiteux teinte de vert et de pourpre.Tout les souvenirs qui lui remontaient alors douloureusement en tete etaient vrais ? Il etait..Est vraiment mort..? Bien que son coeur n'emettait plus aucun signe de travail et que chaque pore de sa peau suintait de liquides corporels desormais inutiles, il se sentait entre deux eaux ; comme si le virus chargé de le transformer en mort vivant avait decidé que ca suffisait bien comme ca, et qu'il n'etait pas payé pour faire des heures sup un jour d'invasion. La substance que le gnome lui avait injecté..qu'etait ce donc et pourquoi ? Il jetta un regard au cadavre de l'infame petit etre et fut surpris par l'intensite du rictus de douleur gravé sur le peu qui lui restait de visage. Je lui ai litteralement devoré le crane...Je n'ose imaginer la souffrance qu'il a du ressentir. C'est vraiment horrible.Qu'est ce qu'il a du avoir mal alors, de crever devoré vivant. Le mieux que je puisse faire est d'affronter ma culpabilité et de ramasser le petit bout de cervelle qui lui reste au fond du crane. C'est vrai, il serait dommage qu'apres tant de souffrance, une part de lui soit gachée.Ce serait comme lui manquer de respect, et apres ce que je lui ai fais subir, je ne peux m'y resoudre !

Ses levres blafardes se tendirent en un inconscient sourire , aussi sordide que prononcé.  Il venait peux etre de rentrer dans l'enfer qu'est le monde actuel par une porte derobée, mais dans la myriade de changement de reperes et d'habitudes qu'imposait la situation- la folie en fesant partie- , il venait de decouvrir l'un des plus grands plaisir de sa nouvelle...vie.

Les bruits de machouillements emplissaient le chateau comme des murlock un point d'eau; partout , des regroupements de cadavres animés s'affairaient autour de ceux non animés. Servau passa entre eux sans les deranger, leur conciliant un "bon apetit" auxquels ils repondaient d'un hochement de tete ou de la main. Parfois, un "repas" se revelait etre un tout nouveau camarade d'outre tombe, forcant les zombies a grommeler ce qui semblait etre des excuses d'un ton placide et gene.

Et maintenant ? Il etait peux etre quelque peu different de se snouveaux contemporains, mais cela n'empechait apparement pas une certaine convivialité decalée. A vrai dire il prenait meme un certain plaisir a les observer , notant de decalés gestes de politesse , comme de grandes differences de comportement. En effet, alors que certains allaient jusqu' a lui proposer des morceaux de chairs encore fumant ; une bande d'un nombre non negligeable sortit du chateau et s'en alla comme un seul homme. Servau les suivit par curiosité, tous avancaient tel des moutons, comme guidés par une invisible puissance angoissante. Des bruits de sabots lui firent tourner la tete. Une troupe de cadavres a chevaux sortit des bois a toute allure, sertie de bannieres rudimentaires et d'epée dont le metal reflechissaient le soleil du petit matin. Ca et le sang vicié des goules lobotomisées par le fleau, qui recurent de plein fouet la charge des cavaliers.Le combat fut prestement fini, le manque d'initiative et de reactivité ecrasé par la vitesse et l'organisation des combattants inconnus. Mais ca Servau n'en savait rien.Je vous l'avais bien dis non ? Regarder derriere soi quand on fuis est une perte de temps stupide et risquée,surtout avant les deux premiers kilometres. Une fleche siffla jusqu'a s'empaler dans sa cuisse droite, l'obligeant a la chute. A vrai dire, de part son experience, il se doutait que fuir un groupes d'hommes a cheval alors que l'on est a pied et sans aucune aide materielle ne servait strictement a rien; mais l'on est fidele a ses principes ou on ne l'est pas. Il les regarda se diriger vers lui et réalisa a quels points ils etaient different du commun des mortels,enfin, des mortels morts. Outre leurs armes, leur habilité au maniement d'un cheval , ils parlaient entre eux et portaient des vetements. Des vetements pourris et rapieces a la va vite certes,mais des vetements quand meme. Chose assez inhabituelle pour un cadavre.Allez savoir pourquoi, mais le concept de pudeur personelle a beaucoup de mal a s'affirmer une fois l'aller-retour au trépas effectué * .

Trois hommes le releverent,enfin le souleverent plus precisement, agrippant sa gorge comme s'il s'aggisait d'une arme epique. Des pointes de lances se leverent dans sa direction, pretes a l'empaler de toute part; lorsqu'une voix les stoppa net. "Laissez le, ce n'est pas un des leurs,ca se voit" Une silhouette a cheval se dessina, couverte d'une robe embaumée de mana.
"Oui il y a un doute, mais cela vaux t'il la peine de le prendre ?" Sa gorge se comprima un peu plus, il lanca son regard dans celui du squelette qui le menacait et comprit que non seulement il tenait sa non vie entre ses mains; mais qu'il la considerait comme une grenade d'ingenieurie godeline.Les meme dont les fabricants vous assurent parfaitement que cette grenade explose vos ennemis et pas votre main. C'est promis,certain et garantit. Ah,oups.Oui bon ca arrive, hein,jouez pas les surpris.
"Il ya des centaines peux etre meme plus  ! De gars comme lui qui n'ont pas l'air trop infectés par l'influence du fleau,mais qu'est ce qu'on en sait exactement ?"

La silhouette descendit de cheval.
"On en sait autant sur lui que sur nous. Mais lui nous a filés une belle preuve.."
"Euh si je peux me perme..glararghl"
"Laquelle ?"
Un rire fusa. "Il a fuis !"
"Honnetement tu as deja vu ca ? Moi, non. Et pourtant j'ai vu des goules se soigner par la magie, d'autre projetter de l'ombre, voir memes enflammer leurs victimes.Mais jamais aucun se barrer a coups de transferts en pensant que c'etait bien gentil tout ca, mais qu'il avait autre chose a foutre que de crever betement."
Les os se decrisperent, sa gorge et l'ambiance aussi. La troupe le regarda d'un air bien plus bienveillant,certains souriant a son encontre. Pour la premiere fois depuis l'attaque de sa grand mere, il ressentit un certain sentiment de securité. Remontant a cheval, la plupart retourna a l'assaut des esclaves du fleau, mais la femme qui l'avait sauvé et portait les atours d'une pretresse reviens vers lui.

"Alors ? Quel effet cela te fait il a toi d'etre un monstre sans en etre un ?"
"C'est..euh original,mais quelque part..je pourrais presque dire que j'y prend gout."
La femme eclata d'un rire de sorciere, tandis qu'elle invoquais un soin leger sur sa cuisse transpercée par la fleche.
"Bien sur qu'on s'y fait, tout le monde si fait voyons ! Qui ,dis moi, qui oserait refuser une seconde vie ? J'avoue que devoir retirer regulierement des vers de mon corps ne me plais guere,mais revoir le monde, pouvoir bouger, incanter,vivre tout en ayant traversé la mort !"
Des parties de sa peau etaient noircies par ce qu'il semblait etre un passage sous terre,mais toute l'energie de la non vie rayonnait a travers ses menbres pourrisants.
"Le plus amusant, c'est que les "Reprouvés" comme on s'apelle, n'avons absolument aucune idée de notre etat ! Nous devrions juste devorer tout ce qui passe en beuglement betement, mais nos consciences n'ont pas etes affectées par le fleau; juste nos corps."
Cette pensée fit sourire Servau, ils etaient des aberations d'une maladie, des cas mutants et improbables de ce qui etait deja a la base une mutation improbable. Oui, le concept d'exception degenerée etait de mise.
"Comment te nomme tu au fait ? On essaye de se forger une nouvelle vie pour recommencer, j'ai bien preciser on essaye hein, mais ne serait ce que deja retrouver une part d'identité.."
"Je m'appelle Serv..Ser..Le mot sortit de lui meme, comme ancré dans sa chair et sa definition même..Cerveauooooo"
Le son final avait un cote beuglant un peu genant, mais il lui convenait finallement parfaitement.
"Excusez moi, vous avez bien parlé de Reprouvés ? Vous voulez dire que l'on forme..une population ?"

"Bien sur ! Nous avons investit ce qu'il reste de Loarderon,

Le cerveau de Cerveauoo ecoutait soigneusement les reponces de la pretresse; mais se trouvait en même temps totallement ailleurs.

et une tour de zeppelin est en train d'etre construite

Il se trouvait metaphoriquement au même endroit que le soleil se levant sur l'aube nouvelle. Un soleil empourpré, parcouru de nuages prometteurs, qui par le déluge de magie provoqué par l'invasion, s'ensourcaient de lueurs verdatres surnaturelles;  tandis que les dernieres tenebres de la nuit s'effacaient sous un soleil aux abords teinté de mauve

, ce qui devrait permettre de finaliser nos accords avec Ogrimmar

Il n'etait plus humain, ni totallement mort-vivant, il etait un foutu mélange des deux, un resultat impropable et libre des deux camps. Libre de vivre mort, libre de decouvrir le monde comme il l'entendait, libre de devenir un mage respectable, libre de decouvrir les secrets de l'ingenieurie - et de tout concept aidant a la fuite de maniere generale- , libre de tuer des monstres pour leur piquer des armes et des armures encore plus balaises
Et peux etre même,cette idée lui revenait sans cesse, libre de tu...

, et faire partie de la Horde"

Cerveauooo eut le souffle coupé, les yeux exhorbités et la langue pendante.
"Nous allons faire partie de la Horde ? Nous serons en guerre avec l'Alliance ? !"
"Et bien,logiquement oui..."
Ses cheuveux se dresserent sur sa tete, emplis de sang seché, ils se figerent tels de dementes  pointes surgissantes ci et la de son crane. La question qu'il posa, ou qu'il hurla c'est selon, etait etreinte d'un plaisir ravageur, d'une jouisive fureur viscerale.

"Je vais pouvoir tuer des gnomes ?!"











* = A ce sujet l'on peux noter, que ce probleme de pudeur n'est a proprement parler pas réellement un tracas non plus pour les victimes des dit morts vivants. Trés peu de vivants s'etant plein,lors d'une attaque de zombie, du manque de decence de ces derniers. Excepté quelques personnes tatillonnes considerant que vouloir les devorer n'empechais pas pour autant d'avoir une tenue soignée et respectueuse; les réactions du genre "Non pas mon bras nooon aaargh" sont beaucoup plus frequentes que "mais mettez une culotte ! omg j'ai tout vu !"

Par Le Neurone mort-vivant
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 15:35
Je ne veux pas parler de soucoupes volantes, de martiens verts ou de mulder et scully, je me demandais seulement ce que l'on resentirait si l'on etait mis en relation avec une espece etrangere et superieure.
La reponce qui me vient en tete est la meme que l'on observe lorsqu'on saisit un animal apeuré entre ses mains; apeuré par le bouleversement des dimensions physiques et  la rencontre avec un etre que son propre  cerveau n'est a la base pas capable de comprendre réellement.






                                    Francis adorait cela, l’ambiance calme et feutrée de vert de la nature montagnarde rafraichie sous une douce brise omnipresente. La liberte du temps gaiement perdu en peche et en pensées accompagnées seulement du bruissement de la riviere, du pepiement des oiseaux et des sons etouffés de discretion de la faune. Cette retraite revée depuis quarante ans de travail dans l’education nationale et l’enseignement de la biologie s’affranchissant d’un plaisir constant a voir le soleil se lever sur chaque nouvelle journée de farniente meritée par son age.

C’etait la, dans la nature franche, epanouie et robuste des Pyréennées que sa passion pour la flore et la faune ne relevait pas d’un diplôme, ni d’etudes ou d’enseignements mais du simple et intuitif plaisir d’observer et de vivre autour de la magnifique et toujours surprenante diversité de plantes et d’especes animales l’entourant. En tenait pour preuve les nombreuses marques laissées par sa chaise longue sur l’epaisse herbe sauvage et la pile de livres a ses cotes. Remplissant progressivement son cendrier de megots et vidant aussi lentement que savoureusement une bouteille de vin d’un artisan local ; Francis  laissa comme a sa douce habitude l’après midi se derouler au fil des quelques poissons piegés par l’hamecon.

Alors que l’obscurité avait depuis quelques temps commencée a se derouler entres les montagnes pour s’y ammasser et revendiquer son heure, Francis appercut une etoile filante traverser le ciel. Proferant mentallement le vœux d’avoir encore en lui de nombreuses années de vie a savourer, il suivit avec une curiosité amusée l’objet astral quelques instant avant de penser a l’heure. Pecher de nuit ne l’ennuyait en rien, ce n’etait qu’un autre theatre ou se presentait differement la beauté naturelle qui l’enchantait tant mais il n’avait prevut aucune source de lumiere et son ventre laissa emettre quelques caprices caloriques. Eteignant sa derniere cigarette, il rassembla puis rangea ses quelques affaires avant de remettre les poissons péchés a l’eau.Cela lui semblait parfois stupide et cruel d’arracher a son element une forme de vie inferieure en lui mutilant la machoire pour ensuite la relacher dans son millieu d’origine , mais après tout ce n’etait qu’un jeu matiné de sport et reglementé par l’implacable loi du plus fort, loi naturelle bien connue de sa profession. Ne s’embarassant pas d’une conscience trop developpée a ses yeux sur ce point, il engaga tranquillement la marche jusqu'à chez lui.N’ayant pas encore abdiqué, le soleil lui eclaira suffisament le chemin parsemé de broussailles. Ses pieds avancaient d’une nonchalance calculée pour mieux se rappeler avec vengeance des desormais disparus horaires de travail parsemés de sonneries stressantes. Quelque chose attira son regard non loin vers la gauche, la ou siegaient d’anciens champs en pentes s’entrecroisants. L’on aurait dit un court flash lumineux, trop rapide pour etre certain de son existence passée mais assez puissant pour marquer les retines d’interrogations, neanmoins, sa disparition laissa sugerer une vision d’optique. Poursuivant son chemin en fredonnant des sifflements d’oiseaux agréablements appris durant les grasses matinées, il réapercut - ou crut réapercevoir - ce bref mais intense flash lumineux. Ce dernier réapparut une centaine de metres plus loin, forcant Francis a s’y interroger. Malgré la decroissante lumiere du soleil, les champs pentus sur sa gauche revelaient sans aucune difficultée l’absence de mouvements ou d’evenements particulier. Mais le flash refit apparition, encore une fois, laissant cette fois le temps a Francis de comprendre qu’il parvenait plus loin encore dans les champs anciens, sans doute derriere l’épais atroupement d’arbres delimitant naturellement les portions de champ. Peut etre s’agissait il d’un touriste en difficulté ? D’un de ces maniaques des sports extremes, victime de son addiction a l’adrenaline ?. La distance parcourue par cette fulgurante lumiere restait etonante mais la curiosité qu’impose le temps libre et la possibilité d’un appel a l’aide a son encontre lui fit oublier son estomac et la nuit tombante.

Resserant son sac, il entrepris la traversée du champ avec volonté, plongeant et poussant ses jambes dans les longues herbes sauvages de ces champs abandonnés puis reconquis par la verdure. Le flash resurgit, affirmant sa position derriere l’epais bosquet mais l’eblouissant presque a cette distance racourcie. Redoublant d’envie de comprendre et de mettre fin a ce phenomene d’ou debutait une certaine angoisse, Francis pressa le pas. Il lanca plusieurs fois l’universel « il y a quelqu’un ? » mais aucune reponce n’apparu d’entre la nature assombrie.
Enfin arrivé au rassemblement d’arbres, il reprit quelque peu son souffle et balaya du regard l’etendue suivante avec atention. Il n’y avait rien,si ce n’est la frustration d’avoir marché plus que prevu et de devoir rentrer sous une proche nuit totale. Ralant contre lui meme, il fit demi tour lorsque la lumiere réapparu, plus intense encore, projettant droit devant lui sa propre ombre allongée par l’etonnante et puissante luminosité. Se retournant aussitôt, il entrapercu au cœur de ce flash mourant un curieux objet rectangulaire de la taille d’un enfant, posé debout au milieu du champ. Fixant ce point, il traversa les arbres avec precipitation et s’engagea dans l’etendue de terre et d’herbes au pas de course. Une odeur surprit ses narines et son estomac alors qu’il s’efforcait de tuer la distance restante. Cela semblait etre une odeur d’aliment, mais en aucun cas d’une nourriture precise, simplement une senteur rememorant d’instinct l’acte de se nourrir, comme si les calories , les proteines, glucides ou autre possedaient une odeur universelle. Quoi qu’il en soit, elle attisait sa faim et plus encore sa curiosité. L’objet n’etait plus qu’a une trentaine de metre maintenant, difficilement visible sous l’obscurité presque totale a cette heure ; quand une autre odeur, plus forte et muscée, presque palpable prit place. Francis ne reconnu cette odeur que lorsqu’une soudaine tension a l’entrejambe gena sa course. Aussi inexplicable que ce soit, il semblait s’agir de pures pheromones sexuelles humaines , aparement en provenance du rectangle. Sa curiosité ne cessant de s’accroitre, Francis augmenta ses efforts jusqu'à enfin se retrouver face a l’etrange et fascinant objet.

Les tenebres de la nuit ne laissaient rien percevoir d’autre qu’une forme rectangulaire aux coins arrondis - donc manufacturés ? - plantée droit dans la terre. Les incomprehensibles odeurs en provenaient ; c’etait certain et leur puissance a cette distance le prouvait, sa faim naissante avait grossi jusqu'à lui endolorir l’estomac et une libido egale a celle de son adolescence le troubla d’une surchage d’hormones et de souvenirs intimes. Sans s’en rendre vraiment compte, il fit le tour de l’objet ; puis comme un chat face a un objet humain, Francis leva prudement la main et l’approcha de cette chose. Son index n’etait qu’a moins d’un centimetre de sa surface quand un autre flash en surgit aussitôt, irradiant literrallement de cet incomprehensible rectangle. Il eut exactement la meme impression qu’un moustique, un enfant ou une pie inexorablement attiré par quelque chose de brillant, sauf que la puissance meme de la luminosité donnait plus l’impression du moustique grillé sur une lampe ayant ce but. Il sentit la lumiere lui transpercer la pupille, puis pacourir aussitôt son systeme nerveux, le surchageant, l’envahissant et le soumettant d’une hypnotique clarté. Son esprit affollé par la terreur de l’inconnu réalisa le paradoxe de son corps paralysé, d’une rigueur surpassant celle suivant la mort.

L’aflux d’adrenaline et cette horrible immobilité forcée secouerent ses pensées, evacuant et réalisant la fanatique curiosité qui l’avait amené – et piegé ?- ici. Constatant cette inquietante et impulsive fixation subitement disparue, il eut la meme sensation qu’un canard dont l’appel d’une femelle s’elevant d’un apeau attire au deces. Alors qu’il ne commencait qu’a peine a analyser la situation, une forte et courte sensation de mouvement se fit ressentit dans tout son corps. Il pouvait sentir le frottement violent de l’air sur son visage paniqué malgré sa cecité; ainsi que le tassement de ses visceres dans sa cage thoracique, tel une foudroyante montée en ascenceur.Lorsque ce furieux deplacement involontaire se stoppa de lui meme, ses oreilles percurent le bref sifflement de gaz s’echappants sous la pression, comparable a un sous marin s’emergeant a la surface. Il y eu aussi des declics et autres sons mecaniques s’excutants en toute hate. Un moment de silence suivit alors, son corps semblant en profiter pour retrouver peu a peu sa mobilité. L’esprit voguant entre un instinct de survie paniqué et d’inombrables questions fracturant sa santé mentale ; il s’efforca de bouger le plus possible, etirant et balanceant ses menbres en tout sens pour achever la disparation de la paralysie. Son pied heurta une surface que ses mains s’empresserent de palper et de tatonner pour pallier a son aveuglement. Il semblait s’agir des cloisons d’un tube pafaitement rond duquel il se trouvait prisonnier. Mais plus etrange encore, l’athmosphere meme de ce tube affichait en sa densité et son toucher une composition differente. L’on aurait cru de l’air indecis entre l’etat de gaz et celui de liquide, ses gesticulations rencontrant une resistance inferieure mais similaire a celle de l’eau, bien qu’il n’eut aucun probleme a le respirer.

Alors que ses phalanges tenterent sans resultat mais avec douleur de briser ce tube parfaitement lisse au toucher, d’irritants mais optimistes picotements saisirent ses yeux. Resistant a l’envie de les toucher et de les gratter, il laissa a ses globes oculaires le temps de se remettre. Un noir et aveuglant neant s’arracha alors progressivement de ses yeux pour devoiler l’extreme contraste d’une large piece presque vide et nappée de blanc. La nature meme de ce blanc l’intrigua, il possedait un tein d’un bleu aerien a peine present pour se devoiler au regard studieux mais suffisament pour induire l’effet relaxant propre a cette couleur, tel une apaisante sous couche hypnotique.Le relief des  parois dont les angles incurvés delimitaient l’espace acheverent d’appaitre sous son regard. Des symphonies de lueurs clignotantes s’affichaient en haut de ces dernieres, laissant presager une forme de technologie inconnue tapissant les murs. Vers la droite, il reconnut un attassement de plusieurs rectangles noirs, en tout point similaires a celui responsable de son malheur. Francis voulu mieux les observer et les maudire mais une serie presque reguliere de tapotements contre le sol brisa alors le silence.

Dés l’instant ou il se retourna face au bruit, son esprit sous le choc fouilla obstinement le moindre de ses neurones a la recherche des images autrefois tellements vues d’animaux, de vegetaux , d’insectes et de poissons ou de quelconque autres formes de vie terrestres qui de l’interieur ou de l’exterieur, pourraient se comparer aux trois etres qui s’avancerent vers lui.
Ces choses mesuraient bien deux fois sa taille, se deplacant nonchalement sur une bonne douzaine au moins de pattes effillées, chitineuses comme celles des insectes et aussi longues que son prope bras. Leurs extremités s’ornaient d’une broussaille de poils courts d’ou s’extirpaient deux ergots apparement plus destinés a la stabilisation de la marche qu’a l’agression physique. Son regard scruta lentement et avec fascination ces choses des « pieds » a la « tete », les rotules saillantes et ovales de la seule articulation visible sur ces multiples pattes laissant progressivement place a une chair spongieuse telle celle des champignons , parsemée ci et la de traits et nervures noueuses comme du bois ; tel un indescriptible  assemblage animé de vegetaux. S’en suivait un torse epais et tubulaire de la meme matiere organique, dont chaque coté se soulevait jusqu'à donner la forme d’ance a tasse, avant de se replier avec un rythme regulier sur le torse principal, de meme sorte que de gigantesques poumons externes.

Mais le plus incroyable ne residait pas dans ces jambes arachnéennes, ni dans ce torse sans menbres aux larges cotes mobiles ; mais principalement dans ce qui siegiait a l’extremité du corps, au milieu d’inombrables et tentaculaires fougeres sans cesse prises de convulsions autour de ce qui semblait etre un globe de lumiere. Un contenant organique basiquement ovale mais a la forme sans cesse malmenée et tiraillée par l’energie qu’il detenait  et qui s’agitait en son sein d’ondes aussi diverses que colorées. Il se mouvait incessament dans cet amas de courtes tentacules qui tout en le retenant, l’etreignaient et le caressaient avec frenesie tel un naturel systeme de stabilisation. Tout d’abord, Francis reconnut – sans réelle certitude toutefois- des ondes d’energie electromagnetiques en ce perpetuel chaos organisé mais les inombrables couleurs s’y melangeant de mouvements vifs et desordonnés lui laisserent supposer la presence de multiples energies dont sa propre espece ne connaissait encore rien.  Néanmoins, les memes shemas lumineux  s’affichants dans ce qui devait constituer leur tete – ou tout simplement leur esprit – se retrouvaient simultanément chez les trois etres. Observant plus precisement cette impressionante poche vivante constament modifiée par son fonctionnement meme, il s’apercut que certaines ondes arivaient a percer cet etonnant globe, avant d’etre saisies par ses folles fougeres les canalysant et les dirigeant en direction des autres etres present , comme un naturel systeme de communication. L’analyse de cette decouverte lui laissa alors soupconner l’existence d’une pure energie psychique, surpassant les basiques ondes cerebrales humaines , emplie des emotions et pensées qu’elle servait a partager. Hors bien qu’il n’y avait aucun organe semblable a un œil et que la traduction d’ondes mentales vivaces comme l’eclair se relevait impossible pour ses capacités intelectuelles ; Francis eut la certitude ques les etres l’observaient.
Ces stupefiantes formes de vie se retournerent plusieurs fois l’une vers l’autre puis courberent sans effort leur torse jusqu'à approcher au maximum leurs « tetes » de leur prisonnier.
Un puissant frisson d’effroi saisit Francis, lui rappelant avec l’ironie du sort et de la roue qu’il tourne un souvenir d’enfance ; lorsqu’il avait reussit avec amusement a rattraper son hamster domestique enfui et qu’il avait sentit la stupide joie teintée de domination a sentir entre ses mains les battements de cœur affolés de panique d’une espece inferieure.

Alors que ces etres l’entouraient pour l’observer de toute part, il scruta et tatonna presque convulsivement l’arrondie parroi de sa cellule, a la recherche de toute faille offrant l’espoir meme court d’etre escaladée ou agrandie. Une couleur vive et jaune s’inscrit sur le globe des etres a la vue de ce reflexe commun aux mammiferes embusqués, puis elle disparue au profit d’un violet tenebreux et orageux sous la teinte de fins eclairs argentés le parsemant en son milieu. Les autres couleurs disparurent alors peu a peu au profit de cette derniere, liberant l’impression que ces choses concentraient une emotion ou pensée particuliere en leur sein. D’une fascination terrorisée, Francis vis cette energie d’un bleu nocturne s’arracher de sa matrice et se projetter droit sur lui. La transparente paroi n’adoucit en rien cette onde visible avant qu’elle ne s’abatte sur son prisonnier qui ressentit de brefs mais violents picotements a l’interieur meme des visceres ou elle s’enfouit. Le tube s’illumina alors legerement de la meme couleur , affichant d’inconnus et complexes symboles arrondis a la hauteur de ces créateurs. D’autres ondes lui saisirent et sonderent succesivement et sans interuption le cœur, le cerveau et les organes genitaux puis plusieurs parties de sa colonne vertebrale lors d’interminables secondes; lui laissant comprendre le but de ce qui etait sans doute un examen anatomique.

Halletant, courbaturé et placé en etat de choc par cette etrange douleur, bien qu’il y eu veritablement plus de peur que de mal ; Francis vit l’un des trois etres dilater et contracter a leur maximum ses poumons externes, tel une manifestation de joie lorsque les derniers symboles apparurent sur sa cellule de cristal. Les deux autres repondirent par de multiples et fines vives ondes d’un vert acide d’ou surgissait parfois un pourpre flamboyant. En fesant fi , l’etre excité concentra puis envoya une epaisse onde grisatre vers la paroi la plus proche ; celle ci afficha aussitôt sur une courte portion de son espace un tableau separé en trois colonnes, surmonté du meme style de symboles geometriques tortueux et entourés de caracteres tachetés propre a ces etres et ce lieu. Un simple et court trait s’afficha sur l’une des colonnes. Un soupcon de comprehension tenta une entrée dans l’esprit lethargique de Francis. Au trauma psychologique s’ajouta la surprise de voir la meme lumiere l’ayant piegé se materialiser dans le globe cerebral de ces etres. L’eblouissante clarté croissa jusqu'à innonder la salle, ne laissant de visible que l’interieur de ces surpuissantes ampoules vivantes. Francis y apercut un organe a la silhouette similaire a celle d’une fleur, une tige epaisse soutenant de courts mais robustes petales de couleurs pures. Ces derniers se noircirent a sa vision, formant un point noir ou s’abrita inexorablement le regard de Francis face a ce deluge de lumiere. Il sentit ce refuge trompeur s’insinuer doucoureusement dans son esprit, cet hypnotique point noir a forme de roue infiltra sa memoire, l’ecrasant et l’engloutissant avec precision. Ce qui acheva de l’evanouir fut une seconde sensation de transport a toute vitesse, le projettant irremediablement hors de ce lieu.

José savoura son habituel café matinal. La vieille machine a café fesait un café minable comparé a celui de sa femme, mais il fallait bien se tenir eveillé pour travailler si tot. José se leva pour rincer sa tasse puis ajusta son uniforme de douanier, fixant d’un air morne la route franco espagnole qu’il devait surveiller presque tout les jours. Une silhouette d’homme apparut alors que l’aube fesait son oeuvre, la tete baissé il avancait d’un pas trainant le long de la route. A part de vieux habitants adeptes de la marche a pied et d’un petit aperitif en sa compagnie, très peu de pietons passaient par ici. Curieux, il sortit de la cabine principale et observa l’homme s’avancer jusqu'à la douane. Alors qu’il n’etait qu’a quelques metres de José, ce dernier vit la lente demarche organisée seulement par l’instinct du viel homme ainsi que ses yeux a trois quarts fermés, mais assez entrouvert pour y lire une eprouvante fatigue. José se precipita de secourables atentions, interpellant et courant vers  l’homme. Celui ci redressa lentement sa tete, manquant de chuter en arriere. C’est lorsque José le saisit avec precaution que le viel homme parut s’eveiller d’un etat second, il ouvrit brusquement et entierement ses yeux pour aussitôt s’endormir comme une masse.Une fois un ambulancier apellé et ayant fait son ouvrage, José lui demanda ce qui etait arrivé a cet homme pour franchir des kilometres sous l’allure d’un mort vivant. L’ambulancier semblait aussi etonné que lui malgré le temps passer a examiner Francis, et il repondit la seule chose que ce dernier lui avait dit entre deux profond sommeil troublés de convulsions nerveuses : 
« J’ai ete peche… »
Par Le Neurone mort-vivant
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