Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 15:45
Oui, wow a pas mal inspiré mon clavier ces derniers temps. Mais apres tout...Quel autre jeu permet de créer un hommage aux zombies de Romero, au Rincevent de Pratchett ; tout en jouant les punk d'outre tombes devoreurs de gnomes ?

Voici l'origine de mon cadavre dement prefere : )


L'evolution permet des miracles. Se deplacer rapidement , developper des doigts prehensibles et digerer la plupart des aliments- sans devoir passer beaucoup de temps dans un endroit isolé - en sont des exemples. D'autres evolutions sont plus subtiles, plus anodines et personelles. Parmis les plus etonnantes,quelques unes prennent racines dans les defaut humains.

Prenez Servau. Un jeune mage humain originaire des clairieres de Tirisfall, qui avait a force de lachete, reussi a developper un sens inné et unique de la fuite. Une sorte de transe simple et obstinée, declenchée en cas de danger mortel certain ; qui deliberait aussitot tout controle moteur a la peur. Alors que ses jambes entamaient d'elles memes un rythme survolté par l'adrenaline, l'essentiel de son etre et esprit se focalisaient uniquement sur la distance separant le dit danger et lui meme. Il s'agissait parfois d'un ours sauvage et affamé, d'autre de son professeur es mage. En cette ocassion, le danger revelait plutot de la derniere menace planetaire en marche; sous la forme de cadavres animés, de bien mauvaises intentions d'ailleurs. La degustation frenetique de toute chair vivante environnante entrant dans leurs priorités.

Cela devait faire 2 bonnes heures ,voir peux etre meme trois , que son arriere grand mere avait tenté de lui devorer l'epaule. Il ne l'avait plus revu depuis. Regarder derriere soit en pleine fuite etant a ses yeux une perte absurde de temps. Durant ces heures, il etait passé du stade "Oh mon dieu ,ils sont juste derriere moi !", a celui de "Oh mon dieu , ils sont cent metres derriere moi !"; pour finir par "Oh mon dieu , ils sont sur la meme planete, et sans doute derriere moi !" . En l'etat normal, ces jambes l'aurait torturé de crampes et d'une fatigue anesthesiante. En l'etat present, elles preferaient assurer au cerveau que oui-tout-va-bien-depeche-toi , plutot que de finir en pick-nick imprevu.

Machinallement, Servau tira de sous sa robe une fine boite en bois leger, de la longueur d'un pied humain, et la jetta derriere lui. Durant ces trances, la partie de son esprit un tant soit peu qualifiable de conscient; se voyait releguée a l'etude des derniers evenements choquants. Finissant de revoir l'attaque sournoise des dentiers en bronze de sa grand mere, il s'attaquait a digerer la vision de son maitre mage devoré vif par des dizaines de machoires d'outre tombe. Un petit minuteur sonna dans sa poche. D'un pur automatisme, son cerveau compris qu'il avait attendu assez longtemps pour reboire une potion de rapidité sans souffrir d'effets secondaires.(Voir ses jambes se separer de son corps pour partir dans le sens inverse n'etant pas une bonne strategie de fuite a proprement parler.) Il bu la potion , verifia le minuteur indiquant le temps de refroidissement de ses botes-fusées, et laissa la magie diluer le temps et l'espace entre ses pieds pour augmenter sa vitesse.

A un demi kilometre de la, une trentaine de cadavres marchaient; ou sautillaient selon l'inventaire des menbres disponibles. L'avantage d'etre un mort vivant de bas-ordre est que l'on ne s'arrete jamais. Etre un zombie ne vous demande pas d'arreter pour faire une pause, de trouver un beau domicile bien situé, de prendre l'apero, ou d'avoir des amis sinceres et fiables avec qui discuter des tracas de la vie. Les morts vivants mangent et marchent, et ils ne font absolument rien d'autre...Le probleme est donc qu'ils font ca tout le temps. Chaque instant ou ils n'etaient pas en train de vous devorer les tripes, c'est qu'ils s'avancaient vers vous pour le faire. C'est en soi une force devastatrice; autant psychologiquement , que physiquement.Et elle se retournait maintenant contre eux. Ils restaient quelques vaches sur le chemin pour garder le moral, et il y avait parfois le bruit d'agonie de jeunes voleurs affolés au camouflage trop imparfaits; mais la filante forme au loin commencaient a se perdre de vue. Une boite en bois s'ouvrit a leur approche. Un mannequin de cuir s'en extirpa comme un diable, ne cessant de bouger ces bras d'automate.

"Gamon te pown ! Ta mere le murlock ! T'as les attributs sexuels d'un gnome !" Le mini disque de bronze enchanté continua de debiter ses insultes, jusqu'a etre saisis de toutes parts puis disloqué. La petite explosion qui en resulta projetta des bouts de bois dans la chair molle des plus proches zombies. Il y eu un silence nerveux. Puis les globes oculaires encore en etat de fonctionner se regarderent. La troupe des joyeux devoreurs de chairs vivantes partis dans la direction du plus proche chateau. Il y aurais sans doute des gardes, des defenceurs se battant jusqu'a la mort, des armes et des provisions suffisantes pour tenir un bon moment leur siege. C'etait un bien meilleur plan.

Servau relacha la cadence. Une odeur stimulait son esprit , celle de la mer. Une petite mise au point s'imposait. Passant de la course hysterique, a la course effrennée, il observa le decor environnant. Quelques maisonnées et batiments vers sa gauche; Brill. Des collines sinistres ou s'enfoncait un monastere; les Ecarlates. Prenant conscience qu'il avait traversé entierement les maleterres et les clairieres de Tirisfall, il tomba net. Ses poumons goberent quelques moustiques en reprennant force respiration; ses jambes lui semblaient fumer dans la fraicheur de la nuit tombante. La mer...donc d'autres continents, il fallait un bateau, une barque, une planche de bois, n'importe quoi qui supporterait son poids. Il se leva pour observer la plage quand une douleur brusque lui mordit le tibia. Se rattrapant sur les mains, il eut le temps d'apercevoir un gnome richement vetu et portant une masse tout aussi grosse que lui; avant que cette derniere ne lui martele le crane.

Des bruits sauvages le reveillerent, cris etouffés de lutte et de mort. La piece se decorait de rideaux et fagnons d'un rouge sombre et profond; ainsi que de tout un attirail de chirurgie franchement pas esthetique. Des lanieres de cuir retenaient ses mains et ses pieds sur une table. Le gnome réapparu, un sourire tendu par des nerfs tremblants et des yeux exhorbités qui semblaient ne jamais cligner. Un bas fou rire dement et perpetuel enveloppait chacun de ses mots.

"Un cobaye frais, parfait ! Enfin,enfin,enfin !"
Servau deglutit, un mur lateral trembla violement , tandis que des hurlements de douleurs y firent echo. Des bruits de mastication commencerent a se faire entendre.
"Euh..gne..on peux remettre ca a plus tard ? Ils approchent !"
Le fou rire s'intensifia.
"Oooh ca ne me gene pas vraiment vous savez" Le gnome tira sur sa manche gauche pour lui presenter une trace de morsure.
"Impressionant hein ? cette peste est vraiment exceptionnelle. J'aurais jamais pensé qu'une souris de laboratoire pourrais faire ca,...Je veux dire d'accord , je leur fais avaler plein de choses dangeureuses, je les electrocute, je les disseque...et je les mutile aussi ses temps ci j'avoue hihihi...Mais vous ! En tant qu'humain vous pouvez comprendre !"
Le gnome repris brievement son souffle, approchant un chiffon et une lourde seringue.
"Je n'oeuvre que pour le bien vous savez. Il faut savoir evoluer ! Regardez les verités en face, nos defences vont ceder et les vivants aussi... autant en profiter, non ?"
Crier dans un chateau subissant de plein fouet l'attaque d'une horde de cadavres affamés et infestés, resulte a peux pres a uriner dans une flaque. Mais Servau le fit quand meme, ne serait ce que pour le soulagement. Le chiffon lui bloqua la bouche; le gnome saisit la seringue, "visa" quelques secondes et l'enfonca de toutes ses forces. Un tiers de litre d'un liquide vert et épais pris place dans la matiere cerebrale de Servau. Sa vision se distorda , comme celles des trop gros amateurs des cigarettes de Feuillerêve ; lorsque la porte se fracassa en son millieu avant d'etre literallement arrachée de ses gonds. Des corps recouverts d'une terre ancienne, mélés a d'autres encore trempés de leur propre sang firent irruption. Le bruit d'une trappe au sol leur fit vaguement tourner la tete , mais la vision d'un corps vivant ,evanoui et enchainé ,etait beaucoup plus tentante. Un zombie avec figé dans la tête, un bout de bois ou etait dessine un bras , grogna lourdement. Salivant d'envie devant ce repas exsangue de toute resistance, ils tendirent leurs bras mutilés vers lui, ouvrant au maximum leurs machoires. Qui tombirent avec l'air béant propre a toutes forme de vie - et de non vie - surprise. Servau fut pris de violentes convulsions, lacha un cri tremblant et réouvrit les yeux. Des yeux ou la vie avait fait son passage sous la faucheuse. Designant ses liens de la tete, il tira dessus jusqu'a ce qu'ils eclatent , avec l'aide de ses desormais confrere. Il dit un seul mot, a la prononciation lourde et gutturale, l'etirant jusqu'au râle.

"Seeeerrveeaauuuooo..."

Les morts vivants s'en allerent vers d'autres victimes; Servau commenca a les suivre, mais quelque chose l'arreta. Un fin bruit en arriere fond, un petit rire instoppable qui venait de sous les planches. Sa tete le lancait, emettaient des pensées bizarres. Une conscience lointaine mais omniciente lui ordonnait de suivre ses desormais confrere de tombeau , de vivre sa mort comme un ogre sans raisonnement. Une autre voix s'eveillait peu a peu, lui rapellant des emotions, des bribes de souvenirs entrecoupés et discordieux ; mais toutes les deux, en cet instant precis, avaient le meme objectif. Un trait de feu s'abbatit sur deux planches precises, une petite figure ronde et defigurée par son propre sourire sortit du trou.

"Magnifique ! genial ! Vous pensez meme encore a user de magie! J'ai réussi !"
Servau commenca a avancer vers le gnome, beuglant son nom, sa douleur, son besoin.
"Se..Cerve..Ceeerrveaaauuooo !"
"Allons voyons, je serais bientot des votres,n'oubliez pas ! Je vais m'injecter mon serum et avec vous comme serviteur, nous allons...."
Une fine vague de givre etreigna le gnome alors qu'il s'extirpait de sa trappe, le clouant sur place.

Le soleil se leva sur Azeroth, baignant Tirisfall de ses rayons qui evaporaient peu a peu la douce rosée du matin recouvrant les centaines de cadavres a l'air libre. Serveau se sentait tel un debut de journée buissoniere, l'esprit encore gaiement engourdi de sommeil.Un gout magnifique carressait les papilles gustatives de sa bouche, plus fin que les brochettes de bebe murlock que son oncle aimait a confectionner l'ete, plus gouleyant presque que le baiser d'une jolie femme et plus addictif qu'une sauce au lotus noir; comme s'il avait decouvert la saveur primordial , celle dont il ne pourrais jamais se lasser. Curieux de son origine, il acheva de se reveiller en ouvrant les yeux et contempla le crane vidé et ravagé du gnome qui gisait pres de lui. Un rot soudain et incontrolable lui echappa alors qu'il se releva. Portant sa main a la bouche par reflexe, il dut se retenir de crier. Le rose candide qui habitait ses chairs delicates de jeune homme avait disparu, laissant la place a un blanc laiteux teinte de vert et de pourpre.Tout les souvenirs qui lui remontaient alors douloureusement en tete etaient vrais ? Il etait..Est vraiment mort..? Bien que son coeur n'emettait plus aucun signe de travail et que chaque pore de sa peau suintait de liquides corporels desormais inutiles, il se sentait entre deux eaux ; comme si le virus chargé de le transformer en mort vivant avait decidé que ca suffisait bien comme ca, et qu'il n'etait pas payé pour faire des heures sup un jour d'invasion. La substance que le gnome lui avait injecté..qu'etait ce donc et pourquoi ? Il jetta un regard au cadavre de l'infame petit etre et fut surpris par l'intensite du rictus de douleur gravé sur le peu qui lui restait de visage. Je lui ai litteralement devoré le crane...Je n'ose imaginer la souffrance qu'il a du ressentir. C'est vraiment horrible.Qu'est ce qu'il a du avoir mal alors, de crever devoré vivant. Le mieux que je puisse faire est d'affronter ma culpabilité et de ramasser le petit bout de cervelle qui lui reste au fond du crane. C'est vrai, il serait dommage qu'apres tant de souffrance, une part de lui soit gachée.Ce serait comme lui manquer de respect, et apres ce que je lui ai fais subir, je ne peux m'y resoudre !

Ses levres blafardes se tendirent en un inconscient sourire , aussi sordide que prononcé.  Il venait peux etre de rentrer dans l'enfer qu'est le monde actuel par une porte derobée, mais dans la myriade de changement de reperes et d'habitudes qu'imposait la situation- la folie en fesant partie- , il venait de decouvrir l'un des plus grands plaisir de sa nouvelle...vie.

Les bruits de machouillements emplissaient le chateau comme des murlock un point d'eau; partout , des regroupements de cadavres animés s'affairaient autour de ceux non animés. Servau passa entre eux sans les deranger, leur conciliant un "bon apetit" auxquels ils repondaient d'un hochement de tete ou de la main. Parfois, un "repas" se revelait etre un tout nouveau camarade d'outre tombe, forcant les zombies a grommeler ce qui semblait etre des excuses d'un ton placide et gene.

Et maintenant ? Il etait peux etre quelque peu different de se snouveaux contemporains, mais cela n'empechait apparement pas une certaine convivialité decalée. A vrai dire il prenait meme un certain plaisir a les observer , notant de decalés gestes de politesse , comme de grandes differences de comportement. En effet, alors que certains allaient jusqu' a lui proposer des morceaux de chairs encore fumant ; une bande d'un nombre non negligeable sortit du chateau et s'en alla comme un seul homme. Servau les suivit par curiosité, tous avancaient tel des moutons, comme guidés par une invisible puissance angoissante. Des bruits de sabots lui firent tourner la tete. Une troupe de cadavres a chevaux sortit des bois a toute allure, sertie de bannieres rudimentaires et d'epée dont le metal reflechissaient le soleil du petit matin. Ca et le sang vicié des goules lobotomisées par le fleau, qui recurent de plein fouet la charge des cavaliers.Le combat fut prestement fini, le manque d'initiative et de reactivité ecrasé par la vitesse et l'organisation des combattants inconnus. Mais ca Servau n'en savait rien.Je vous l'avais bien dis non ? Regarder derriere soi quand on fuis est une perte de temps stupide et risquée,surtout avant les deux premiers kilometres. Une fleche siffla jusqu'a s'empaler dans sa cuisse droite, l'obligeant a la chute. A vrai dire, de part son experience, il se doutait que fuir un groupes d'hommes a cheval alors que l'on est a pied et sans aucune aide materielle ne servait strictement a rien; mais l'on est fidele a ses principes ou on ne l'est pas. Il les regarda se diriger vers lui et réalisa a quels points ils etaient different du commun des mortels,enfin, des mortels morts. Outre leurs armes, leur habilité au maniement d'un cheval , ils parlaient entre eux et portaient des vetements. Des vetements pourris et rapieces a la va vite certes,mais des vetements quand meme. Chose assez inhabituelle pour un cadavre.Allez savoir pourquoi, mais le concept de pudeur personelle a beaucoup de mal a s'affirmer une fois l'aller-retour au trépas effectué * .

Trois hommes le releverent,enfin le souleverent plus precisement, agrippant sa gorge comme s'il s'aggisait d'une arme epique. Des pointes de lances se leverent dans sa direction, pretes a l'empaler de toute part; lorsqu'une voix les stoppa net. "Laissez le, ce n'est pas un des leurs,ca se voit" Une silhouette a cheval se dessina, couverte d'une robe embaumée de mana.
"Oui il y a un doute, mais cela vaux t'il la peine de le prendre ?" Sa gorge se comprima un peu plus, il lanca son regard dans celui du squelette qui le menacait et comprit que non seulement il tenait sa non vie entre ses mains; mais qu'il la considerait comme une grenade d'ingenieurie godeline.Les meme dont les fabricants vous assurent parfaitement que cette grenade explose vos ennemis et pas votre main. C'est promis,certain et garantit. Ah,oups.Oui bon ca arrive, hein,jouez pas les surpris.
"Il ya des centaines peux etre meme plus  ! De gars comme lui qui n'ont pas l'air trop infectés par l'influence du fleau,mais qu'est ce qu'on en sait exactement ?"

La silhouette descendit de cheval.
"On en sait autant sur lui que sur nous. Mais lui nous a filés une belle preuve.."
"Euh si je peux me perme..glararghl"
"Laquelle ?"
Un rire fusa. "Il a fuis !"
"Honnetement tu as deja vu ca ? Moi, non. Et pourtant j'ai vu des goules se soigner par la magie, d'autre projetter de l'ombre, voir memes enflammer leurs victimes.Mais jamais aucun se barrer a coups de transferts en pensant que c'etait bien gentil tout ca, mais qu'il avait autre chose a foutre que de crever betement."
Les os se decrisperent, sa gorge et l'ambiance aussi. La troupe le regarda d'un air bien plus bienveillant,certains souriant a son encontre. Pour la premiere fois depuis l'attaque de sa grand mere, il ressentit un certain sentiment de securité. Remontant a cheval, la plupart retourna a l'assaut des esclaves du fleau, mais la femme qui l'avait sauvé et portait les atours d'une pretresse reviens vers lui.

"Alors ? Quel effet cela te fait il a toi d'etre un monstre sans en etre un ?"
"C'est..euh original,mais quelque part..je pourrais presque dire que j'y prend gout."
La femme eclata d'un rire de sorciere, tandis qu'elle invoquais un soin leger sur sa cuisse transpercée par la fleche.
"Bien sur qu'on s'y fait, tout le monde si fait voyons ! Qui ,dis moi, qui oserait refuser une seconde vie ? J'avoue que devoir retirer regulierement des vers de mon corps ne me plais guere,mais revoir le monde, pouvoir bouger, incanter,vivre tout en ayant traversé la mort !"
Des parties de sa peau etaient noircies par ce qu'il semblait etre un passage sous terre,mais toute l'energie de la non vie rayonnait a travers ses menbres pourrisants.
"Le plus amusant, c'est que les "Reprouvés" comme on s'apelle, n'avons absolument aucune idée de notre etat ! Nous devrions juste devorer tout ce qui passe en beuglement betement, mais nos consciences n'ont pas etes affectées par le fleau; juste nos corps."
Cette pensée fit sourire Servau, ils etaient des aberations d'une maladie, des cas mutants et improbables de ce qui etait deja a la base une mutation improbable. Oui, le concept d'exception degenerée etait de mise.
"Comment te nomme tu au fait ? On essaye de se forger une nouvelle vie pour recommencer, j'ai bien preciser on essaye hein, mais ne serait ce que deja retrouver une part d'identité.."
"Je m'appelle Serv..Ser..Le mot sortit de lui meme, comme ancré dans sa chair et sa definition même..Cerveauooooo"
Le son final avait un cote beuglant un peu genant, mais il lui convenait finallement parfaitement.
"Excusez moi, vous avez bien parlé de Reprouvés ? Vous voulez dire que l'on forme..une population ?"

"Bien sur ! Nous avons investit ce qu'il reste de Loarderon,

Le cerveau de Cerveauoo ecoutait soigneusement les reponces de la pretresse; mais se trouvait en même temps totallement ailleurs.

et une tour de zeppelin est en train d'etre construite

Il se trouvait metaphoriquement au même endroit que le soleil se levant sur l'aube nouvelle. Un soleil empourpré, parcouru de nuages prometteurs, qui par le déluge de magie provoqué par l'invasion, s'ensourcaient de lueurs verdatres surnaturelles;  tandis que les dernieres tenebres de la nuit s'effacaient sous un soleil aux abords teinté de mauve

, ce qui devrait permettre de finaliser nos accords avec Ogrimmar

Il n'etait plus humain, ni totallement mort-vivant, il etait un foutu mélange des deux, un resultat impropable et libre des deux camps. Libre de vivre mort, libre de decouvrir le monde comme il l'entendait, libre de devenir un mage respectable, libre de decouvrir les secrets de l'ingenieurie - et de tout concept aidant a la fuite de maniere generale- , libre de tuer des monstres pour leur piquer des armes et des armures encore plus balaises
Et peux etre même,cette idée lui revenait sans cesse, libre de tu...

, et faire partie de la Horde"

Cerveauooo eut le souffle coupé, les yeux exhorbités et la langue pendante.
"Nous allons faire partie de la Horde ? Nous serons en guerre avec l'Alliance ? !"
"Et bien,logiquement oui..."
Ses cheuveux se dresserent sur sa tete, emplis de sang seché, ils se figerent tels de dementes  pointes surgissantes ci et la de son crane. La question qu'il posa, ou qu'il hurla c'est selon, etait etreinte d'un plaisir ravageur, d'une jouisive fureur viscerale.

"Je vais pouvoir tuer des gnomes ?!"











* = A ce sujet l'on peux noter, que ce probleme de pudeur n'est a proprement parler pas réellement un tracas non plus pour les victimes des dit morts vivants. Trés peu de vivants s'etant plein,lors d'une attaque de zombie, du manque de decence de ces derniers. Excepté quelques personnes tatillonnes considerant que vouloir les devorer n'empechais pas pour autant d'avoir une tenue soignée et respectueuse; les réactions du genre "Non pas mon bras nooon aaargh" sont beaucoup plus frequentes que "mais mettez une culotte ! omg j'ai tout vu !"

Par Le Neurone mort-vivant
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